Présentation

La subtilité de la langue française ne doit avoir aucun secret pour le traducteur. Ajouter une bonne culture générale et de la curiosité, de la rigueur et un sens de l'autonomie, car le traducteur travaille généralement seul. La persévérance est aussi une de ses qualités. Une grande aisance relationnelle sera tout de même la bienvenue pour décrocher et négocier des contrats. Utilisation des divers outils informatiques, cela va de soi.

Si les domaines où le traducteur peut évoluer sont vastes, le nombre d'emplois reste limité. Les textes traduits ne le sont pas tous par des traducteurs professionnels. Tous les secteurs ne sont pas touchés et les grands groupes internationaux offrent encore des perspectives intéressantes.

Entre Molière et Shakespeare

Le traducteur ne fait que l'écrit. La traduction se fait généralement d'une langue étrangère, essentiellement l'anglais (suivi de l'allemand et de l'espagnol) vers la langue maternelle. L'interprète, lui, s'occupe de l'oral, il est par exemple en conférence dans une cabine, il fait de l'instantané. Quel que soit le type de texte, la technique de la traduction est toujours identique. “Je procède par phases, j'effectue une première lecture afin d'avoir une vue d'ensemble, puis je fais une étude approfondie du texte. J'utilise des dictionnaires et évidemment Internet. Je fais ensuite plusieurs relectures en confrontant avec la langue d'origine. Le texte doit respecter la syntaxe et le style de la langue de départ, il doit être fluide. L'on ne doit jamais perdre de vue le destinataire de la traduction. Si le document doit être de la vulgarisation, ou s'adresser à des ingénieurs, ce ne sera pas la même chose.”

Un cap à franchir

Arore Béoletto travaille encore pour le moment en sous-traitance pour une agence de traduction. “C'est l'agence qui s'occupe de la facturation avec la société qui commande le travail. C'est le principe du portage salarial. Une solution intéressante, car ce statut me permet de tester mon activité, de vérifier si mon projet est viable. Trouver seul des clients est en effet long et périlleux.”

Et l'avenir ? “Je pense que pour faire une belle carrière, il faut être à Paris ou Strasbourg ou à l'étranger. En province, les occasions pour intégrer un grand groupe sont rares. Dans cette profession, il faut aimer les défis et c'est tant mieux, j'adore ça.”

Formation

Comment devenir traducteur ?

La profession de traducteur exige une formation de haut niveau et des séjours prolongés et réguliers à l’étranger. La maîtrise culturelle et linguistique doit être proche de la perfection.

Les universités

Les universités proposent des formations de trois ans telles que la licence Lettres, langues et arts mention Langues et civilisations étrangères ou la licence Lettres, langues et arts mention Langues étrangères appliquées (LEA). Ces cursus se poursuivent par la préparation d’un master en deux ans dont les nombreuses spécialités ouvrent sur la linguistique, les études anglophones, la traduction appliquée...

Les écoles de traduction

Seuls les candidats maîtrisant deux langues étrangères et développant un très bon niveau de culture générale peuvent suivre cette voie exigeante et désormais accessible sur concours. La formation dispensée dans les écoles de traductions françaises dure généralement trois ou quatre années, contre deux à quatre ans dans les écoles étrangères.