Présentation

Dans l'imaginaire collectif, le trader est un homme jeune et survolté qui passe ses journées à jongler avec les millions. Mais que se cache-t-il vraiment derrière ce métier qui fait rêver ?

Le métier de trader requiert en priorité un certain sens du marché, l'intuition de l'évolution des valeurs ainsi que l'anticipation des risques des positions prises. Pour cela, mieux vaut donc être doté d'une grande réactivité ainsi que de flair. La maîtrise de l'informatique est nécessaire, ainsi qu'une parfaite pratique de l'anglais. Par ailleurs, le métier étant particulièrement stressant et le volume de travail considérable, une bonne résistance physique et psychologique ainsi qu'une grande disponibilité sont indispensables.

Le métier de trader

Le mot "trader" est plutôt un terme générique qui englobe plusieurs métiers : market maker, arbitragiste ou même courtier, dealer, sales trader. Dans une assertion globale, on peut considérer qu'il s'agit d'une personne qui passe des ordres sur les marchés financiers dans un but lucratif. Toute la journée, le trader essaye donc de gagner de l'argent en achetant et vendant des actions, des "warrants" pour le compte de la banque ou pour le compte des clients de la banque".

Exerçant principalement dans les Bourses des valeurs, les sièges des grandes banques et les sociétés de Bourse, le trader est naturellement amené à travailler dans les capitales européennes et, en France, dans les grandes villes où sont implantées les Bourses (Bordeaux, Lille, etc.).

"Il n'y a pas vraiment de journée type ..."

Après avoir exercé deux années durant en France, c'est dans un souci professionnel que Nicolas, comme de nombreux trader, a choisi de s'expatrier. "J'ai commencé à Paris dans une grande banque où les métiers sont très spécialisés et les passerelles parfois difficiles. En outre, je souhaitais travailler dans un environnement international mélangeant différentes nationalités et cultures". Outre l'ouverture à l'international, l'une des caractéristiques du métier, qui est aussi son avantage principal, est qu'aucune journée ne ressemble à une autre. "Il n'y a pas vraiment de journée type", explique Nicolas. "La journée est rythmée par le flux de news et de rumeurs. On cherche en permanence des idées d'investissement, on appelle quelques brokers avec lesquels on échange des infos et des rumeurs, puis on prend des positions. On travaille de gros ordres pour des clients, on fait attention à nos niveaux de risque, on stresse, et on essaye d'évacuer le stress"!

Formation

Comment devenir trader ?

Après bac

Le passage par une grande école de commerce ou d'ingénieurs étant plus ou moins obligé (ou du moins fortement conseillé), intégrer une prépa une fois le bac en poche permet de mettre le maximum de chances de son côté.

Cependant, il est également possible d'amorcer ses études avec un cursus court, comme le DUT gestion des entreprises et administrations qui constitue un bon tremplin vers une formation complémentaire.

Après bac+2

Plutôt généraliste et pas spécifiquement orientée vers le milieu financier et bancaire, la formation des écoles de commerce et d'ingénieurs demeure la plus appréciée des recruteurs. Mais il ne s'agit pas de choisir n'importe quelle école de commerce ou d'ingénieurs : les formations concernées sont celles que dispensent par les plus grandes écoles recrutant à bac+2, après une prépa ou en admission parallèle. La plupart du temps, la formation est dispensée sur trois ans et comporte plusieurs stages permettant de se frotter à la réalité du terrain.

Après bac+5

Si les recruteurs apprécient le profil école de commerce ou d'ingénieurs, ils apprécient plus encore une spécialisation de troisième cycle. Plusieurs écoles de commerce proposent des mastères spécialisés, qui complètent efficacement la formation initiale suivie : MS ingénierie financière, MS en finance de marchés, innovations et technologies, etc.