Présentation

Courage et bravoure sont les deux mots qui viennent le plus rapidement à l'esprit. Mais un sapeur pompier doit aussi faire preuve d'une excellente condition physique, de sang-froid, d'efficacité, d'esprit d'équipe et d'une grande disponibilité. Enfin avoir réellement envie d'aider son prochain semble indispensable pour bien exercer ce métier.

"J'ai toujours voulu monter dans un camion et sauver les gens !", raconte le caporal Julien Ricapet pour qui devenir sapeur pompier de Paris était une évidence : "Mon père était lui-même sapeur pompier de Paris, j'ai donc toujours vécu dans une caserne et, pour moi, c'était logique.”

Un entraînement militaire et sportif intensif

"J'étais très étonné car le premier mois de formation, j'ai suivi un entraînement purement militaire : course, tir au fusil, etc." En effet à Paris (pour l'armée de terre) comme à Marseille (dans la marine), les sapeurs-pompiers sont des militaires. "Puis on passe rapidement aux mises en situation de sauvetage, et surtout à l'apprentissage des règlements. Contrairement à ce que pensent les gens, la majeure partie de notre savoir repose sur les livres. Nous sommes obligés d'apprendre continuellement, soit pour monter en grade, soit pour se mettre au goût du jour, tout simplement.” Autre maître mot : le sport.
"Aujourd'hui, quand nous sommes de garde, nous devons obligatoirement faire deux heures de sport le matin et deux heures le soir ! Mais bien évidemment, les interventions priment, donc nous ne parvenons pas forcément à effectuer les quatre heures demandées !" Et oui : un sapeur-pompier doit toujours être prêt à "décaler", c'est-à-dire à partir en intervention.

Des journées bien remplies !

Le matin, à la caserne, a lieu le rassemblement pour l'appel et l'attribution de la fonction de chaque sapeur pompier pour la journée. Chaque personnel est affecté à un poste interne au casernement. La hiérarchie militaire est très importante dans ce métier. Ainsi, quand vient l'heure de décaler, il faut savoir que les sapeurs pompiers travaillent toujours en binôme : il y a un chef et un servant. "La spécialité de la brigade des sapeurs-pompiers de Paris est le secours à victime, c'est-à-dire des états d'ébriété, de l'assistance à personne impotente ou malade... Nous ne traitons que 7 % d'incendies.”

Le courage nécessaire pour ce genre de métier permet-il alors d'occulter la peur ? "Non, car le jour où l'on n'a plus peur, on devient une tête brûlée et c'est très dangereux. Comme le fait de ne plus être sensible aux personnes que l'on sauve : si c'est le cas, mieux vaut arrêter et faire un autre métier.”

La devise des sapeurs pompiers de Paris est d'ailleurs depuis toujours "Sauver ou périr" et chaque pompier doit donc y être fidèle. "Mais quand on sait qu'un sauvetage, dans le sens où nous l'apprenons pendant la formation, est le fait de soustraire une personne à un danger immédiat auquel elle ne pourrait se soustraire elle-même, on comprend que c'est très rare au cours d'une carrière ! Pourtant, chacun d'entre nous en rêve...", termine Julien.

Formation

Comment devenir sapeur pompier ?

Vous vous en doutez, le métier de sapeur pompier demande un apprentissage concret, notamment pour savoir faire face aux différents cas de figure qui se présentent, et ils sont variés ! Une seule solution pour se former : être recruté par le biais du CIRAT (Centre d’information et de recrutement de l’armée de terre). Le diplôme minimum à posséder est ici le CAP.

Pour présenter votre dossier, vous devez remplir plusieurs conditions : être de nationalité de française, avoir au moins 18 ans, mesurer entre 1,60 et 1,96 m et être de condition robuste. Posséder un diplôme de secouriste sera toujours le bienvenu ! C’est le Centre de sélection orientation (CSO) qui se charge d’opérer un premier "tri" des candidats en se basant sur des tests médicaux et psychotechniques.