Présentation

Dans l'industrie, la distribution, les services, le responsable des achats est indispensable. Tout approvisionnement passe par lui. Il est en contact direct avec les fournisseurs et se charge de négocier les contrats.

Dans le secteur industriel, le responsable des achats devra s'arranger pour avoir les matières premières de la meilleure qualité au meilleur prix. Dans la grande distribution, ce sont les marques qui vont lui vendre leurs produits pour que son entreprise les revende à leur tour. Son travail de négociateur va déterminer la marge bénéficiaire que pourra faire l'entreprise sur sa production ou ses ventes.

Un client redoutable

Pour avoir les meilleurs prix, il va faire jouer la concurrence. C'est lui le client. Il prépare les appels d'offres, puis évalue ensuite les propositions. Ensuite, il doit s'assurer au quotidien de la qualité des produits achetés et que les fournisseurs livrent dans les délais. Parfois, il devra décider de la pertinence d'avoir recours à un sous-traitant pour une mission.

Dans les très grosses entreprises, le responsable des achats est à la tête d'une équipe de plusieurs acheteurs en première ligne avec les fournisseurs. Il intervient surtout sur la stratégie globale et les gros appels d'offres. Il fixe les objectifs et gère ses effectifs pour qu'ils soient le plus efficace possible. En plus d'un fin négociateur, c'est en plus un manager de talent.

Formation

Les études conseillées pour devenir responsable des achats

Les responsables des achats sont souvent des cadres confirmés qui connaissent bien leur secteur. Pour espérer décrocher le poste, mieux vaut viser sur le niveau master. Les diplômés d'école de commerce sont particulièrement bien formés pour ce rôle.

Dans certains secteurs, industriels ou informatiques, ce sont des ingénieurs avec une spécialisation commerciale qui remplisse cette fonction.

Dernière mise à jour : 9 avril 2015

Témoignage

Sylvain, responsable des achats pour équipementier automobile

"Au début de la crise, les budgets se sont resserrés de façon draconienne. Ce n'était plus de la négociation mais du funambulisme. A chaque moment, les fournisseurs menaçaient de nous laisser tomber pour un concurrent, mais la situation n'était pas meilleur à côté. J'ai du faire des merveilles pour avoir de la marchandise à bon prix.

Chaque contrat était un combat âprement mené, chaque centime discuté. C'était parfois épuisant mais c'est dans ces périodes que l'on a le plus besoin de nous. Tous les jours, la direction nous demande de faire encore des efforts et, en même temps, nous félicite pour notre travail.

Je gère une équipe de cinq acheteurs et parfois, j'ai bien cru qu'ils allaient craquer mais c'est mon rôle de les motiver, de les soutenir. Au final, nous en sommes sortis plus forts et plus soudés qu'avant. Je suis très fier d'eux et de moi aussi un peu".