Présentation

Selon le département qu'il intègre, le rédacteur d'assurances occupe des fonctions différentes au sein de sa compagnie. Il peut gérer la production et prendre en charge la vente des contrats ou bien être affecté au service des sinistres et conduire les règlements.

Le rédacteur d'assurances développe avant tout de réelles qualités de gestion : il s'agit d'un homme de dossiers, accrocheur et méticuleux, qui n'a que très peu de contacts directs avec ses interlocuteurs.

Rédacteur, mauvais payeur ?

Longtemps affublé d'une image de "mauvais payeur", le rédacteur doit aujourd'hui régler "juste et vite", car c'est lui qui assure le service après-vente de sa compagnie : si le règlement ne s'effectue pas dans de bonnes conditions, le client résilie généralement son contrat.

L'expérience avant tout !

Le bon rédacteur développe des compétences juridiques assurées et est à l'écoute de ses clients. Les recruteurs exigent de plus en plus souvent des capacités commerciales. Le rédacteur doit également affirmer sa personnalité dès le début de sa carrière car il est sans cesse placé en porte-à-faux et agressé par des assurés ou des agents qui défendent leurs clients. C'est pourquoi les compagnies organisent des formations permanentes afin d'actualiser les connaissances de leurs professionnels en fonction de l'évolution du métier.

On assiste aujourd'hui à une forte demande, surtout en région parisienne. Ce phénomène s'explique par l'augmentation des contentieux qui oblige le rédacteur d'assurances à s'orienter progressivement vers des fonctions de rédacteur juridique. Cette tendance est également encouragée par la nouvelle ligne politique des compagnies qui soulage les agents et les intermédiaires de leurs contraintes administratives afin qu'ils se consacrent plus largement à leur rôle commercial. Le rédacteur assume donc une masse supplémentaire de travail en prenant en charge une partie des tâches d'écriture de ses collègues commerciaux.

Formation

Comment devenir rédacteur d'assurance ?

Après le bac

En tête des diplômes reconnus par les professionnels : le BTS assurances et le DUT carrières juridiques.

Le BTS assurances, accessible aux bacheliers de série STG ex STT, ES et S, se construit sur une formation de deux ans. Le programme d'enseignement comprend des matières complémentaires dont l'étude reste indispensable à la gestion des comptes et sinistres, à la réalisation des études techniques et à l'analyse des besoins des clients.

Le DUT carrières juridiques, quant à lui, mise davantage sur la polyvalence des futurs professionnels. Rien n'est donc laissé au hasard : l'informatique, la gestion, la fiscalité, l'économie et le droit constituent l'essentiel du programme. Cette formation complète de deux ans, destinée aux titulaires de bac généraux, garantit une entrée facilitée au sein des compagnies d'assurances. Enfin, signalons que la préparation du DEUST assurances, en deux ans, reste une excellente base pour qui souhaite poursuivre ses études, et donc accéder à des diplômes de niveau II ou I.

Après un bac+2

Accessible aux titulaires d'un BTS ou d'un DEUST assurances, la MST politique et droit des assurances se prépare en deux ans. La première année est largement consacrée au droit processuel, à l'étude des différentes catégories d'assurances, à la gestion des dossiers, au droit international privé, au droit fiscal...

La seconde année met l'accent sur la politique de l'assurance, la gestion des entreprises, le droit anglais, la communication d'entreprise... En bref, un programme essentiel pour qui sait comprendre les tendances du marché et anticiper les besoins des recruteurs !

Après un bac+4

Développer l’esprit d’analyse et approfondir les connaissances juridiques sont les deux objectifs principaux du master professionnel Droit des assurances et de la responsabilité.

Le programme, conçu sur onze mois, s’organise donc autour de cours théoriques et d’enseignements pratiques sur lesquels se greffent trois mois de stage obligatoires. Les étudiants valident leur cursus en présentant oralement leur rapport de stage devant un jury de professionnels et d’universitaires.

Dernière mise à jour : 30 mars 2015