Présentation

Le psychomotricien intervient auprès d'enfants ou d'adolescents, mais aussi de personnes handicapées ou âgées pour les accompagner dans la redécouverte de leur aisance corporelle. Il conjugue alors psychologie et physique pour les aider sur la voie du mieux-être. Son moteur ? L'imagination, pour diversifier les exercices de rééducation et les adapter à chacun. L'outil informatique, la vidéo et des formations en art-thérapie ou musicothérapie sont des compléments très utiles.

Au quotidien, le psychomotricien collabore avec l'équipe soignante qui pourra lui fournir de précieuses indications pour comprendre et suivre l'évolution de ses patients. Rarement installé en libéral, il se partage en général entre plusieurs structures : hôpitaux, crèches, centre de rééducation, établissements psychiatriques...

A l'écoute du corps et du psychisme

Le psychomotricien agit sur un double tableau : il prend en compte à la fois le corps et l'esprit des personnes, pour les aider à surmonter des difficultés psychomotrices. Celles-ci peuvent être de plusieurs ordres : troubles émotionnels (tics, bégaiement) ou de la tonicité, retard psychomoteur, difficulté de latéralisation ou de coordination des gestes, perte d'équilibre...

Pour accompagner ses patients, le psychomotricien dispose un certain nombre de techniques et de médiations qu'il pourra choisir et adapter au mieux en fonction de chacun. Les techniques de relaxation, le jeu et les activités rythmiques sont couramment utilisés. S'il le juge nécessaire, le praticien pourra faire appel à des moyens plus spécifiques comme l'équithérapie (thérapie développée autour du cheval) ou la balnéothérapie . Un seul objectif toutefois : les exercices visent toujours un mieux-être du patient qu'ils accompagneront dans la redécouverte de son aisance corporelle.

Des enfants... aux malades d'Alzheimer

Historiquement, les psychomotriciens ont commencé à travailler avec les enfants , mais leur public s'est élargi. Ils s'adressent aujourd'hui aussi aux personnes âgées et adultes présentant des difficultés ou souffrant de handicaps.

Depuis quelques années, certains travaillent ainsi avec les femmes enceintes, pour les aider à vivre les changements de leur corps, d'autres interviennent auprès des malades d'Alzheimer. On retrouve aussi quelques professionnels dans les prisons, où le confinement constant peut modifier la perception et interférer sur la personnalité des prisonniers.

Mais ces débouchés, même s'ils sont intéressants en termes de prévention, restent encore rares. Quelque soit son public, le psychomotricien doit commence d'abord par observer. “ Un bilan psychomoteur permet d'appréhender la personne dans sa globalité, confirme Véronique, psychomotricienne DE, en libéral. Je regarde ainsi la fonction tonique, la coordination, l'intégration des repères spatio-temporels, la latéralité, le schéma corporel, le graphisme, l'attention, la mémoire, la communication, la socialisation...”.

Une fois les difficultés décelées, le psychomotricien met en place un programme de travail avec des étapes à passer et des objectifs.” Très impliqué, le praticien doit aussi posséder un bon équilibre personnel et de l'énergie, pour soutenir ses patients dans la réalisation des exercices.

Formation

Comment devenir psychomotricien ?

Après le bac

Le diplôme d’Etat (DE) de psychomotricien est délivré par six instituts de formation en France. Le recrutement se fait sur concours pour une formation en trois ans après le bac ou une année de PCEM1 (médecine).

Toutefois, les places sont limitées, et les demandes nombreuses. Une année de préparation au concours (privée ou publique) peut alors augmenter les chances de réussite, à condition de choisir son établissement avec soin.

A la sortie, le DE de psychomotricien est reconnu au niveau bac +2 .

Après un bac +3

Plusieurs diplômes ouvrent la possibilité de postuler directement en 2e année. Il s’agit des DE de masseurs-kinésithérapeutes, ergothérapeutes, infirmiers, orthophonistes et éducateurs spécialisés, et de la licence de psychologie.

Témoignage

Publi-communiqué - Clara N – admise aux concours de Psychomotricité dans 5 écoles - Promo 2014-2015 (Toulouse)

La prépa au CPES m’a bien préparée aux épreuves du concours. La bonne entente au sein de la classe et avec les enseignants a contribué à ma réussite, l'année fut agréable. Nous avons été constamment suivis durant l'année grâce aux DST (devoirs sur table) réguliers et les cours se sont poursuivis jusqu'à la fin des concours.

C'est un net avantage car ainsi nous avons gardé un certain rythme de travail et nous avons pu combler nos lacunes ou pallier nos difficultés grâce aux enseignants, qui ont été à notre écoute et nous ont conseillé tout au long de l'année. Le travail des enseignants s'est révélé sérieux et bien structuré : nous avons pu terminer le programme à temps malgré la date avancée du concours de Toulouse.

Enfin le personnel administratif a été d'un grand soutien concernant les inscriptions aux concours et la recherche d'hébergements dans les différentes villes. J'ai passé 7 concours et j’ai été admise à 5, j’ai choisi l’école de Toulouse.