Présentation

L'ouvrier pépiniériste parcourt inlassablement ses plantations pour tailler, arroser, désherber ou surveiller l'évolution des parasites. Un métier passionnant qui exige une extrême polyvalence puisqu'au fil des heures et des saisons, cet amoureux des plantes est conduit à s'occuper d'essences exotiques, à gérer ses stocks ou à venir en aide aux amateurs en mal de conseils ...

Se vanter d'avoir la "main verte" ne suffit pas aujourd'hui à l'exercice de cette profession. L'ouvrier pépiniériste connaît les végétaux, leur biologie et leurs ennemis, la composition des sols et des engrais ainsi que les différentes techniques de culture. Il sait également utiliser des engins agricoles. Ces diverses tâches exigent intelligence pratique, habileté manuelle et sens de l'observation.

Au gré des saisons

Dominique cultive sous serres ou en pleine terre une gamme complète de végétaux destinés aux entreprises de paysage, aux collectivités locales et aux particuliers. Cette activité, rythmée par les saisons, ne cesse de passionner cet amoureux de la nature : “Dans une pépinière, on distingue deux grandes périodes : l'étape de production, ou multiplication, du printemps jusqu'à la mi-automne, et la phase de commercialisation qui s'étend sur l'autre partie de l'année".

Lorsque les deux périodes se chevauchent, la pépinière est en effervescence : il faut à la fois se consacrer à la croissance des végétaux, repiquer les jeunes plants et veiller au bien-être des arbustes parvenus à maturité mis à la disposition des acheteurs.

Minutie et patience

Si l'exploitation de Dominique Rey se concentre sur les gammes moyennes, à savoir les arbustes âgés de trois mois à sept ans, son planning quotidien n'en est pas moins chargé : "Nous sommes trente-cinq employés à plein temps dans l'exploitation. En automne, chaque journée débute par un tour des abris et des plateformes. Nous relevons les plantes mises à terre par le vent et nous assurons qu'elles sont bien protégées du froid, explique le pépiniériste. Il faut également évaluer les apports d'eau en fonction du climat, contrôler l'état sanitaire des végétaux, et, ponctuellement, dresser l'inventaire des plantes et du stock."

Les pépiniéristes spécialisés dans la multiplication s'attachent, quant à eux, davantage à l'entretien et au développement des cultures en réalisant des opérations de greffage ou de bouturage. "Quel que soit le type d'exploitation dans lequel on débute, il est nécessaire d'effectuer plusieurs stages – six mois minimum – pour assimiler la vie de l'entreprise et éprouver ses capacités au contact du métier."

Les débouchés

Selon une étude réalisée auprès d'élèves de bac pro Production horticole, les trois quarts d'entre eux bénéficient d'un emploi en lien avec leur formation : 33 % travaillent dans des productions agricoles comme ouvriers, plus rarement comme techniciens ou agents de maîtrise mais aussi comme exploitants (8 %). Le secteur du commerce lié à l'agriculture emploie 27 % de ces diplômés majoritairement à des postes de vendeur en jardinerie. Enfin, 21 % d'entre eux occupent des fonctions liées à l'aménagement et à l'environnement, le plus souvent comme ouvriers paysagistes.

Formation

Comment devenir ouvrier pépiniériste ?

Futurs ouvriers pépiniéristes, choisissez bien votre formation car les diplômes agricoles sont nombreux.

Au collège

Après une classe de 3e, vous pouvez opter pour un Certificat d'aptitude professionnelle agricole (CAPA) Productions horticoles spécialité “Pépinières”. Ce diplôme se prépare en deux ans et se caractérise par un enseignement fortement professionnalisé : 450 heures de cours pour quatorze à seize semaines de stage en milieu professionnel. L’admission s’effectue après un entretien d’évaluation et la validation d’un contrat en apprentissage. Le CAPA vise prioritairement l'insertion professionnelle, mais il est possible de poursuivre votre formation avec un BEPA ou un baccalauréat professionnel.

Au lycée

Le BEPA (Brevet d’enseignement professionnelle agricole) Productions horticoles spécialité “Pépinières” s’obtient en deux ans d’études, après une classe de 3e, un CAP ou un CAPA. Moins professionnalisant que le CAPA, il permet avant tout de se diriger vers des études plus longues avec en ligne de mire un bac pro.

Le bac professionnel Productions horticoles spécialité "Pépinières" se déroule quant à lui sur deux ans. Il est accessible aux titulaires d’un BEPA ou aux très bons élèves de CAPA diplômés dans la même spécialité.