Présentation

S'il existe un métier exigeant en précision et méticuleux, c'est bien celui de métrologue. Son rôle ? Contrôler la qualité de pièces avant leur fabrication et trouver les solutions pour corriger toute anomalie.

Le métier de métrologue requiert des connaissances pointues en chimie, biologie et statistiques. Non “matheux” s'abstenir. Au quotidien, le métrologue fait preuve de méthode et d'organisation. Il sait également endosser de lourdes responsabilités et développer un réel esprit critique.

Le métier de métrologue

Sa mission consiste ainsi à travailler en étroite relation avec les metteurs au point pour les informer des corrections à apporter à leur outillage servant à la production. Dans l'industrie, la métrologie définit toutes les techniques de mesure utilisées pour produire et fabriquer une pièce. Marc a embrassé la profession. “Le métier de métrologue reste méconnu car il n'est pas répertorié dans les conventions collectives. Pourtant son rôle s'avère primordial dans bon nombre d'entreprises. La métrologie offre de multiples facettes et devient rapidement passionnante pour qui aime la biologie, les mathématiques ou bien encore les statistiques. Pour schématiser, mon activité me conduit à organiser les mesures et à veiller à leur qualité.” Ce travail passe par l'étalonnage, la vérification des instruments de mesure, l'analyse des besoins, la définition de nouvelles méthodes susceptibles de répondre aux besoins des entreprises dans les plus brefs délais. Le métrologue sait donc choisir les instruments, acheter du matériel et s'occuper de la mise en service. Il travaille généralement au sein d'une pièce climatisée et régulée en hygrométrie dans les laboratoires, les appareils de mesure devant être extrêmement précis. Dans certains cas (pièces de taille importante), il peut être amené à pratiquer ses mesures directement sur le terrain.

Savoir chiffrer le doute

Les métrologues évoluent dans les laboratoires pharmaceutiques, l'industrie automobile, les structures médicales ou l'agroalimentaire. Pression assurée pour ces professionnels surtout lorsqu'ils sont responsables de l'étalonnage d'instruments dans les hôpitaux et que leurs mesures peuvent sans cesse être remises en cause. “Il faut toujours être en capacité de douter car on ne peut jamais être certain de ses résultats. C'est ce que j'appelle ‘chiffrer le doute'.” Les outils dépendent bien sûr des domaines d'intervention : générateurs, instruments de mesure et, évidemment, logiciels de gestion de parcs d'instruments, logiciels de bureautique et logiciels de calculs. Comme pour tout métier technique, le métrologue suit des formations régulières pour actualiser ses connaissances et se maintenir à la pointe de la technologie.

Formation

Comment devenir métrologue

DUT et BTS restent les diplômes de base pour devenir métrologue.

Après le bac

Le DUT Techniques physiques (qui comprend de nombreuses spécialisations) est accessible aux bacheliers S et STI. La formation se base sur de solides connaissances scientifiques en physique. Au menu donc, chimie et matériaux, mathématiques et statistiques, électronique et électrotechnique.

Le BTS Techniques physiques pour l'industrie et le laboratoire est quant à lui ouvert aux bacheliers S et STL option "Physique de laboratoire et de procédés industriels".

Après un bac+2

Et si vous poursuiviez votre cursus par une licence professionnelle pour accéder à un domaine de spécialisation ? Il en existe plusieurs dont la licence professionnelle Gestion de la production industrielle, spécialisation "Capteurs, instrumentation et technologie", la licence Métiers de la santé et de l’environnement, la licence Gestion de la production industrielle option "Métrologie, qualité et sûreté industrielle"... Certaines licences pros se préparent par la voie de l’apprentissage en deux ans.