Présentation

Qui n'a pas un jour eu envie de porter secours aux victimes de guerres ou de tremblements de terre à la suite d'un reportage vu à la télévision ou dans les journaux ? Certains ont fait de cet engagement un métier : ce sont les managers de programme humanitaire.

Recruté au gré des crises, le manager de programme humanitaire évolue dans une certaine précarité. Doté de compétences pointues, ils doivent être prêt à partir du jour au lendemain dans des zones en grande détresse.

Un engagement au quotidien

Sous l'autorité du chef de mission et d'un coordinateur technique, ce gestionnaire prend en charge l'organisation et la réalisation d'une mission précise. Première étape : définir les besoins des populations.

Pas question en effet de gâcher du temps et de l'argent en envoyant des choses inutiles ou mal adaptées. Le manager de programme collecte donc une foule d'informations qui vont lui permettre de préciser le plan d'action et de budgétiser l'opération.

Contact permanent avec les institutionnels 

Le projet planifié, il faut ensuite trouver les financements. Le manager sollicite notamment des grandes institutions internationales telles la Banque mondiale ou l'Union européenne qui mobilisent régulièrement des fonds pour venir en aide aux victimes de catastrophes.

Une fois ce feu vert obtenu, le manager de programme peut constituer son équipe chargée de la mise en œuvre sur le terrain.

Responsable de l'opération, le manager de programme humanitaire est LA personne à contacter en cas de problème. Il règle les éventuelles difficultés, trouve les moyens de les contourner... En contact permanent avec les autorités locales sur le terrain et les partenaires institutionnels

Un poste de responsabilité aux compétences variées

Etre manager de programme humanitaire est donc un poste de responsabilité qui requiert de nombreuses compétences. Les ONG peuvent de fait rencontrer des difficultés à pourvoir des postes de chef de mission. Les prétendants doivent être formés dans plusieurs domaines : la santé, l'éducation, le commerce ou encore le droit. 

Les formations s’échelonnent de bac + 3 à bac + 5.

Rigueur et diplomatie, des qualités indispensables 

L'engagement quotidien, la rigueur et la diplomatie sont des qualités indissociables du métier de manager de programme humanitaire.  Au quotidien, cette tâche requiert de la maturité, des capacités d'adaptation à des situations complexes et à des modes de vie différents, une bonne résistance psychologique et de l'intégrité.

En effet, les conditions ne sont pas faciles : le manager intervient le plus souvent dans des pays en proie à des violences, victimes d'une extrême pauvreté ou gangrenés par la corruption. Pour s'engager, la bonne volonté ne suffit pas : il faut aussi accepter d'être souvent éloigné de sa famille. 

Formation

Comment devenir manager de programme humanitaire ?

Les portes d’entrée sont très larges : avoir suivi une formation dans le domaine de la santé, de la logistique, de la nutrition ou en agronomie peut permettre de décrocher sa première mission.

D’autres passent par des cursus généralistes. Il existe de nombreux masters (solidarité internationale, diplôme d'ingénieur, action et droit humanitaire) en développement ou pour travailler dans le secteur humanitaire.

Après plusieurs années d'expérience sur le terrain, le chef de mission peut réintégrer le siège de l'association pour laquelle il a œuvré ou postuler auprès d'organisations internationales. 

En chiffres

 A ses débuts, le chef de mission humanitaire touche en moyenne 1 900 euros bruts par mois