Présentation

Dopé par le Grenelle de l'environnement, le développement durable a le vent en poupe. Pour répondre à cette tendance, les entreprises font appel au manager de développement durable. Dans la définition d'un plan stratégique puis lors de l'application sur le terrain, cet expert évolue au sein des entreprises, des collectivités, d'un cabinet spécialisé ou d'une association.

Ouvert sur l'extérieur, le manager de développement durable garde le contact avec le terrain et se tient à l'écoute des nouveautés en terme d'écologie. Toutefois, les chiffres et la rédaction de rapports réguliers ne doivent pas le rebuter. Enthousiaste et bon communicant, il met son éthique au service de l'entreprise mais sait jouer des obligations et/ou réticences de chacun pour faire passer ses idées de manière percutante.

Environnement, social : un manager sur tous les fronts

Première mission du manager en développement durable : participer à la définition d'un plan stratégique pour définir les mesures à initier pour limiter l'impact de l'activité sur l'environnement et faire en sorte que le développement de l'entreprise profite au plus grand nombre. Par exemple, en analysant la façon de diminuer les émissions de gaz à effet de serre en limitant les transports ou en adoptant des moyens moins polluants. De même dans le domaine des déchets : l'entreprise peut décider de développer des produits recyclables, de réduire les emballages...
La prise en considération de critères sociaux peut pour sa part déboucher sur des mesures visant à empêcher les discriminations à l'embauche. Une fois ces grandes actions décidées, le manager de développement durable veille à leur mise en oeuvre. En relation avec les différents services de l'entreprise, il étudie avec eux les pistes d'amélioration, prend note de leurs observations et les accompagne dans leur démarche. Souvent sur le terrain, il mesure ensuite les résultats et rédige des rapports, confrontés aux objectifs à atteindre.

Le développement durable : secteur en devenir

Pour effectuer ses évaluations et ses nouvelles recommandations, le manager de développement durable s'appuie sur des spécialistes en interne (direction qualité, direction des ressources humaines, direction des achats...) ou en externe en se rapprochant de cabinets de conseil. Il peut également choisir de travailler avec des associations environnementales ou sociales pour connaître leur point de vue et définir avec elles de nouvelles actions.
Il veille enfin à faire connaître les avancées réalisées en matière de développement durable de l'entreprise auprès des clients comme des fournisseurs car le sujet est devenu stratégique. Des tâches qui demandent une certaine force de persuasion : changer des pratiques centenaires n'est pas toujours une mince affaire... Coté recrutement, la fonction est très tendance mais encore peu répandu.
Depuis la loi RSE (responsabilité sociale des entreprises), un poste de responsable de développement durable doit être ouvert dans chaque entreprise du CAC 40. Le potentiel de recrutement existe donc mais reste très faible. D'autant plus que ce poste est principalement pourvu par voie de recrutement interne aux personnes expérimentées, issues de l'économie (directeur financier), de l'environnement (directeur environnement) ou du social (DRH).

Formation

Comment devenir manager de développement durable ?

Après un bac ou bac+2

Pour anticiper les besoins des entreprises, certaines écoles ont d’ores et déjà intégré le développement durable dans leur cursus. Elles proposent aujourd’hui des formations en trois ou cinq ans accessibles après un bac ou un bac+2 mixant droit, économie, gestion d’entreprise ou encore marketing, le tout sous l’angle développement durable. A la clé, un panel de compétences généralistes qui permettent de concevoir et suivre des projets dans le domaine.

Après un bac+3/4/5

Devant l’engouement suscité par la question du développement durable, les établissements de formations plus généralistes se sont également placés sur le créneau. Ils proposent désormais des cursus complémentaires à différents niveaux : licence pro, master, Mastère spécialisé, diplôme universitaire… orientés sur les problématiques du secteur. Ces formations sont idéales pour ajouter une coloration "verte" à une formation déjà spécialisée : économie, environnement, bâtiment, alimentaire, nouvelles technologies, urbanisme...