Présentation

Comme tous les journalistes, le journaliste sportif doit être rigoureux et cultivé. La lecture assidue des journaux est, par exemple, impérative. Savoir prendre des risques est une autre qualité à posséder pour acquérir une expérience professionnelle riche et variée.

Ce métier de journaliste sportif est bien entendu ouvert aux jeunes diplômés, contrairement à ce que pense bon nombre de jeunes. Les opportunités sont d'ailleurs plus nombreuses aujourd'hui qu'hier, dans la mesure où les chaînes de télévision et les stations de radio se sont considérablement développées. Autre débouché envisageable et de plus en plus envisagé par les jeunes diplômés : les sociétés de production, qui fournissent des émissions clés en main aux radios et aux télévisions.

Le métier de journaliste sportif

Le journaliste sportif a fait des études supérieures et acquiert sur le tas une telle aisance orale qu'il peut tout faire après. "La personnalité compte grandement, car il faut être curieux, aimer l'information, la transmettre, la recevoir, et il faut aussi avoir une fibre littéraire. Ça peut être compliqué parce qu'avant tout, être journaliste sportif, c'est être journaliste.

Bien souvent, les jeunes oublient cette notion de journalisme", indique Grégory Massart, jeune journaliste sportif qui officie sur la chaîne Canal+. Il s'agit également d'un métier d'endurance, car commenter un match de foot pendant 90 minutes, "c'est un exercice qui procure un plaisir fou, mais qui demande une telle concentration que l'on en sort lessivé...", explique Jocelyne, journaliste sportive.

Improviser complètement

L'autre cadre dans lequel le journaliste sportif exerce ses talents est le multiplex. Le principe : intervenir en direct dans une émission sportive pour communiquer les résultats d'une manifestation. "Certains collègues couchent sur papier ce qu'ils vont dire, d'autres improvisent complètement", souligne la jeune femme.

"Pour se livrer à l'improvisation, il faut avoir une bonne mémoire et un esprit vif. En radio, poursuit-elle, le journaliste commente tous les sports, alors qu'en presse écrite, il est davantage spécialisé dans un sport et suit particulièrement une équipe."

Ce métier aux multiples facettes s'exerce surtout le week-end... "Le samedi, on ne rentre pas chez soi avant minuit ou une heure du matin", raconte Jocelyne. "Et le dimanche, on recommence jusqu'à 20 heures. En semaine, la fin de journée sonne vers 19 heures sauf lorsqu'il y a un match à commenter..."

Formation

Aucune formation spécifique n'est exigée pour exercer le métier de journaliste sportif. Cela dit, acquérir une culture générale est indispensable. Des compétences techniques sont également de plus en plus demandées, notamment en télé et radio : il faut savoir tourner, monter, diffuser,...

Après le bac

Les jeunes titulaires d'un bac peuvent intégrer une école de journalisme post-bac, établissements qui sont relativement nombreux. Ils peuvent également suivre une licence en information et communication. Ils ont aussi la possibilité d'intégrer un IUT, qui s’intègre généralement sur concours.

Après un bac+2/3

Après un bac+2 voire une licence, les candidats peuvent intégrer une école de journalisme. L'admission se fait généralement sur concours. Ces derniers peuvent être préparés en un an, dans le cadre d’une classe prépa. Mais si l'école est importante pour acquérir des savoirs, dans le journalisme, ce qui est primordial, ce sont surtout les savoir-faire.

"Il faut faire des stages le plus tôt possible. Du moins, des stages d'observation", conseille ainsi Grégory Massart. "Aujourd'hui un journaliste doit savoir tourner, mais aussi monter, que ce soit en télé ou en radio", poursuit-il. Le terrain, il n'y a que ça de vrai, d'autant que "les termes du sport sont spécifiques, tout comme le sont les expressions et les formules". Un univers à connaître le plus tôt possible donc.

Témoignage

Grégory Massart, journaliste sportif à Canal+

"Contrairement à d'autres domaines, il y a plusieurs métiers dans la notion de journalisme sportif, car il existe plusieurs supports et chaque support est particulier. Par exemple, être commentateur sportif à la télévision est différent de commentateur sportif en radio. C'est un métier polyvalent et la passion ne suffit pas : il faut aussi des compétences techniques ! Il est donc nécessaire de faire des stages le plus tôt possible. J'ai commencé comme ça, avec un stage non obligatoire de trois semaines à Canal+, qui a donné le pouls. Cela permet d'être très vite dans l'action et de savoir si on est à l'aise.

Les avantages du métier sont nombreux : nous avons une grande liberté, car nous travaillons en décalé par rapport à la vie normale. L'inconvénient, c'est que nous suivons l'actualité : pas de week-end et peu de soirs libres par conséquent… parfois, nos journées font 14 heures ! Mais quel bonheur ! Tout est dans l'extrême, en fait : c'est extrêmement passionnant et extrêmement usant. Si vous aimez l’adrénaline, vous adorerez ce mode de vie."