Présentation

L'ingénieur du son est le technicien qui assure la qualité du son lors d'une représentation artistique, politique ou d'un enregistrement.

Peu importe son domaine, la mission principale de l'ingénieur du son est de veiller à la qualité des différentes sonorités. Il possède une sensibilité artistique qui lui permet de cerner l'univers dans lequel il doit travailler. En fonction, il sélectionne les différents équipements et met en place diverses techniques afin de réaliser la meilleure prestation possible. Il gère l'acoustique, les câblages, la mise en place des micros et tout ce qui a un rapport avec le son. Son but ? Retranscrire au public, au téléspectateur, à l'auditeur, l'émotion souhaitée par l'artiste.

Créativité et compétences techniques

Si l'appellation "ingénieur du son" est définitivement passée dans le vocabulaire courant, elle n'est pourtant au départ que la mauvaise traduction de l'anglais sound engineer qui signifie "technicien du son".

C'est bien de technique dont il s'agit, comme le confirme Jean-Paul : « Le métier a beaucoup évolué avec l'arrivée des ordinateurs : les home studio se développent et, pour faire face à leur recrudescence, il a fallu s'adapter. Aujourd'hui, on ne peut plus se contenter d'être simple ingénieur du son, il faut également devenir réalisateur et musicien », explique-t-il. Ce qui n'a guère posé de problème à ce passionné de musique jouant de la basse, de l'accordéon jazz classique.

Dans le cadre d'un album par exemple, l'ingénieur du son commence par enregistrer les différents ingrédients d'un morceau (la basse, les chœurs, les claviers...) avant de les mixer dans un assemblage sonore. Il travaille alors sur la couleur des sons qu'il a enregistrés pour qu'ils traduisent le plus fidèlement possible l'univers de l'artiste.

Persévérance de rigueur !

Mais avant de prendre place derrière la gigantesque console de mixage ou de participer à la sonorisation de salles de spectacle, l'aspirant ingénieur du son doit faire ses preuves : « J'ai d'abord été stagiaire pendant trois mois, puis assistant, commente Jean-Paul, et petit à petit, mes aînés m'ont laissé faire des montages, puis enregistrer des voix et, un jour, Etienne Daho m'a donné ma chance et j'ai enregistré son album “Corps et armes”, dans lequel j'ai mixé cinq titres. »

En attendant son heure, l'apprenti ingénieur observe le travail accompli en s'efforçant de trouver sa place entre le réalisateur, le producteur, le directeur artistique, l'ingénieur en titre et l'artiste... « Les postes sont rares et les journées très longues, conclut Jean-Paul, mais lorsqu'on est passionné, on trouve toujours les ressources et la motivation ».

Une bonne oreille et de la créativité sont nécessaires à l'exercice de ce métier, ainsi qu'une bonne dose de passion. Futur ingénieur du son, oubliez dès maintenant les 35 heures. La pratique musicale représente un atout supplémentaire. De solides bases scientifiques en acoustique et en électricité sont appréciées, ainsi qu'une bonne dose de sociabilité.

Formation

Comment devenir ingénieur du son ?

Il est nécessaire d'avoir un bac +2 pour exercer la profession d'ingénieur du son. Toutefois, il est de plus en plus recommandé d'obtenir un bac +5 afin d'acquérir un maximum de savoirs et d'expérience professionnelle avant d'intégrer le métier.

Pour commencer le cursus, il est conseillé d'intégrer le BTS métiers de l'audiovisuel, option métiers du son. Il est également possible d'obtenir le niveau bac +2 avec un diplôme des métiers d'art régie du spectacle, option son.

Par la suite, certaines licences professionnelles permettent d'acquérir plus d'expérience et d'obtenir un diplôme de niveau bac +3.

Pour décrocher un diplôme de niveau bac +5, il existe différents cursus en « réalisation sonore » ou en « spécialisation son » au sein d'écoles spécialisées.

Dernière mise à jour : 8 octobre 2015

Témoignage

Gaëlle Braouzec, ingénieur du son : "La radio, le cinéma, la musique…"

« 'L’ingé-son' peut travailler dans plusieurs secteurs très différents : la radio, le cinéma, la musique… En radio, par exemple, on s’occupe du direct mais aussi de la production. On gère des sons, on mixe des voix, on fait du montage. C’est très riche.

Dans le cas d’un spectacle, il y a un 'ingé-son' dit 'façade', qui s’occupe de prendre le son de la salle, et un autre, l’ingé-son 'retour' qui s’occupe du mixage pour les musiciens.

Mais la fonction la plus prestigieuse est celle de chef opérateur. Il est celui qui fait le mixage final en radio. C’est assez proche de ce que fait l'’ingé-son’ studio. C’est un métier difficile, parce qu'il faut sans cesse se vendre… mais qui ne tente rien n’a rien ! »