Présentation

Le rôle de l'infirmier consiste à pallier les souffrances physiques et morales des patients. Dévoué jusqu'au bout de la nuit, l'infirmier ne ménage pas sa peine : les horaires imposés le contraignent à occuper sa fonction à toute heure, jours fériés et week-ends compris.

Le métier d'infirmier peut être comparé à un véritable sacerdoce. Car il vous sera beaucoup demandé : disponibilité, résistance physique et nerveuse, sens de l'observation et, bien sûr, technicité médicale. L'infirmier doit, en outre, développer un grand esprit d'équipe, condition sine qua non du bon fonctionnement de chaque service, et s'informer en permanence des évolutions technologiques dans le secteur médical.

Des fonctions multiples

"Difficile de définir précisément le métier d'infirmier". Difficile, effectivement, si l'on prend en compte toutes les fonctions humaines et médicales inhérentes à cette profession. Ainsi, après dix années de bons et loyaux services Richard, 44 ans, se réalise aujourd'hui dans la fonction de cadre infirmier.

"L'infirmier occupe deux rôles principaux au sein d'un hôpital : un rôle médical et un rôle propre. Il est l'exécutant des prescriptions médicales, mais aussi le responsable de la prise en charge globale du malade sur le plan physiologique, social et psychologique". Ouverture d'esprit, sens de l'écoute et équilibre psychologique s'avèrent donc déterminants pour assumer une telle responsabilité.

Deux ombres au tableau : les contraintes horaires... et le manque de formation continue

Devenir infirmier signifie avant tout savoir organiser sa vie personnelle en fonction des horaires difficiles de l'hôpital. La pénurie de personnel et le taux d'absentéisme contraignent en effet trop souvent les infirmiers au stakhanovisme. On déplore également aujourd'hui le manque de formation continue au sein des hôpitaux. Car si les spécialisations existent bien, c'est à l'intéressé de demander à s'y former.

Les sitcoms ? Une image fausse de l'infirmier

"Les sitcoms occasionnent des erreurs d'appréciation du métier. Trop de jeunes bacheliers pensent que la vie d'un hôpital ressemble à celle que divulguent les fictions télévisées". On ne devient donc pas infirmière pour épouser un médecin ou jouer du prestige de la blouse blanche !

"L'hôpital reste en revanche un excellent terrain d'action et de formation pour les jeunes vocations. Ouvrez grandes vos oreilles, n'hésitez pas à poser des questions, et surtout soyez motivé et organisé dans votre vie personnelle". Plus encore : "Naviguez dans différents services et différentes structures afin d'évaluer l'étendue exacte de votre métier. Et surtout, n'hésitez jamais à vous remettre en question" !

Formation

Comment devenir infirmier en milieu hospitalier ?

Après le bac

Accéder à un poste d'infirmier en milieu hospitalier ne s'improvise pas. La fonction publique impose en effet un concours sélectif pour recruter ses futures blouses blanches. Les titulaires d'un baccalauréat âgés de plus de 17 ans peuvent se présenter au concours d'entrée organisé par les instituts de formation en soins infirmiers.

Ils doivent alors satisfaire aux épreuves d'admissibilité (tests psychotechniques, évaluation de leur culture générale) puis d'admission (entretien relatif au domaine sanitaire et social) avant de préparer, en 3 ans, leur diplôme d'Etat d'infirmier.

Précisons qu'au terme de quelques années d'expérience, l'infirmier peut acquérir de nouveaux diplômes d'Etat en suivant une formation d'infirmier de bloc opératoire en 18 mois, de puériculture en un an et d'infirmier-anesthésiste en deux ans. Enfin, si vous souhaitez suivre le parcours de Richard, sachez qu'il vous faudra attester de quatre années minimum d'exercice pour préparer, en un an, le diplôme de cadre de santé.

Témoignage

Anne-Laure, infirmière en hôpital pédiatrique

"Etre infirmière, c’est avant tout soigner des personnes qui en ont besoin. Il y a un côté technique, les soins, et un autre plus relationnel, dont les malades ont souvent encore plus besoin. La charge de travail est ainsi considérable car les effectifs manquent partout en France. Tous ceux qui veulent exercer ce métier doivent savoir que les horaires sont très durs : nous travaillons le week-end et le soir de noël ou du Nouvel an. Personnellement, je suis dans un service qui fonctionne en 12 heures jour et nuit. Je travaille donc 12 h d’affilées, trois jours par semaine.

L’autre grande difficulté de ce métier est émotionnelle. L’accompagnement des personnes en fin de vie et les décès requièrent une grande force psychologique. Malgré mes quatre ans d’expérience, c’est toujours très difficile. En revanche, lorsque l’on réussit à soigner quelqu’un, c’est très agréable."