Présentation

L’hydrobiologiste, ou spécialiste de l’eau, analyse les phénomènes anormaux liés à la contamination d’un fleuve ou d’une rivière. Pédagogue, il doit être capable de collaborer avec les collectivités territoriales afin d’établir des protocoles de prévention et de préservation de l’environnement.

Un métier de chercheur

Qu’il soit technicien (bac +2) ou ingénieur (bac +5), l’hydrobiologiste a pour mission de trouver la source de pollution. Véritable observateur du milieu aquatique, il tente de déchiffrer les causes anormales des comportements des animaux ou de la prolifération des végétaux. A l’aide de prélèvements qu’il analyse ensuite en laboratoire, il préconise des solutions pour améliorer le système environnemental.

Mais l’hydrobiologiste n’intervient pas seulement en situation de crises. C’est avant tout un chercheur. Il peut aussi se charger des suivis d’études concernant l’impact de la construction d’une route ou d’une usine sur l’environnement. Il est alors amené à travailler avec les collectivités territoriales avant l’aménagement d’une zone.

Des conditions parfois difficiles

Néanmoins, à l’extérieur comme en laboratoire, l’hydrobiologiste travaille souvent seul. Son métier lui demande donc d’être assez indépendant et organisé. Il doit aussi savoir prendre des décisions rapidement pour éviter d’endommager davantage la zone contaminée.

La disponibilité et la capacité à s’adapter à différents milieux font aussi partie des qualités essentielles pour ce scientifique. Sur le terrain, il est souvent confronté à des situations difficiles : pluie, humidité, froid, vent… 
 

Formation

Comment devenir hydrobiologiste ?

Le futur hydrobiologiste doit avant tout avoir de solides compétences en sciences et notamment en biologie, le cœur de son métier. Pour cela, il est nécessaire d’être diplômé d’un bac S, STI2D ou STL.

En fonction du statut qu’il souhaite acquérir, technicien ou ingénieur, cet expert de l’environnement peut s’arrêter au bac +2 ou poursuivre jusqu’en bac +5. Ainsi, il est possible d’entrer en DUT génie biologie ou génie de l’environnement, en BTSA métiers de l’eau ou analyse agricole, ou encore en BTS gestion et maîtrise de l’eau pour valider ces deux années de formations souvent théoriques mais également professionnalisantes.

L’étudiant peut aussi s’inscrire en licence de biologie (bac +3) pour poursuivre ensuite jusqu’en master de biologie ou de sciences de l’environnement (bac +5). L’école d’ingénieurs reste cependant la meilleure option pour décrocher le titre d’ingénieur. Certaines sont accessibles juste après le bac ou à bac +2.

L’hydrobiologiste a aussi le choix de se spécialiser dans certains milieux naturels, ce qui peut être un avantage pour son avenir professionnel. Les centres de recherche et les entreprises privées sont les principaux recruteurs d’hydrobiologiste mais certains établissements publics s’intéressent aussi à ces experts. L’hydrobiologiste doit alors passer des concours de la fonction publique (catégorie A) après cinq ans d’études.

En chiffres

2 000

Un hydrobiologiste débutant gagne environ 2 000 € bruts par mois, selon la structure pour laquelle il travaille. Son salaire évolue en fonction de son statut : en tant qu’ingénieur, l’hydrobiologiste peut gagner jusqu’à 4 000 € bruts par mois.