Présentation

Un supermarché, un magasin de vêtements, une agence de location de voitures... Un centre de profit, c'est ça : un point de vente (de 2 à plus de 40 employés) placé sous la houlette d'une firme, mais géré de façon tout à fait autonome.

Un patron libre et soutenu

A sa tête, le responsable assure l'interface entre la direction générale et son personnel. Sa mission : développer la rentabilité de son entité et générer son propre chiffre d'affaires, tout en répondant aux objectifs du siège.

Meneur-né, ce "propre patron encadré" anime les équipes de ventes, surveille l'évolution des chiffres, met en place certains investissements et peut décider des opérations promotionnelles. Un vrai chef de PME !

S'investir à fond

Pour décrocher son CDI, le futur directeur de centre de profit doit présenter un projet solide, une grande capacité d'expertise dans le secteur d'activité et des compétences financières avérées. Trois années d'expérience en tant que manager ou vendeur sont souvent recommandées.

La direction d'un centre de profit peut aussi s'obtenir via une franchise ou une licence de marque : pour détenir les clefs de la succursale, le candidat doit honorer un droit d'entrée et présenter un apport personnel (entre 15 000 et 100 000 € HT) - comme pour un achat immobilier.

Pour un franchisé, de lourds sacrifices sont à consentir, entre les investissements et les emprunts. En retour, la liberté d'action est quasi-totale, pour un laps de temps défini. Il signe, en effet, un contrat à durée limité, de 5 ans en moyenne.

Formation

Comment devenir directeur de centre de profit ?

La promotion interne reste importante. De nombreuses entreprises recrutent des diplômés d'écoles de commerce ou des bac +4/5 en management. A l’université, le master "Management d’activité" forme au métier.

Mais une formation commerciale à bac +2/3, si elle est suivie d’une expérience d’au moins 3 ans dans le secteur commercial, cette expérience restant exigée dans la plupart des offres.

Dernière mise à jour : 9 avril 2015

Témoignage

Patrick, directeur d’un supermarché

"Tous les profils intéressent les recruteurs, à condition de réunir les qualités essentielles : une fibre commerciale, ainsi que des notions de management, d’hygiène, de sécurité et de gestion. Sans être expert comptable, il faut savoir lire un bilan… Surtout quand vous gérez un chiffre d’affaires de 10 millions d’euros !

Une grande patience reste de mise, des crises survenant à tous les échelons. En contact permanent avec les clients, les employés et la direction, vous êtes à la fois homme de décision et de consensus.

La rémunération est très attractive, d’autant que vous pouvez bénéficier, d’intéressements, de primes annuelles ou de participation. Mais vous devez travailler parfois jusqu’à 70 h par semaine. Pour tenir, il faut alors savoir déléguer et former le personnel. Ne craignez pas, non plus, les mutations : j’ai déménagé dix-neuf fois en trente-cinq ans de carrière !"