Présentation

Le couvreur est le spécialiste des toits. Lors de la construction d'un édifice, il intervient une fois que les quatre murs et la charpente sont finis.

De la préparation du chantier aux réparations en passant par la pose des matériaux, le couvreur participe à toutes les étapes de la construction. L'ensemble du processus dépend de son savoir-faire. Au préalable, il met en place les échafaudages et les dispositifs de sécurité, avant de couper et poser les matériaux conformément aux indications du plan. Puis il gère des finitions et enfin l'entretien. C'est pourquoi il occupe une place très importante dans le secteur du bâtiment, où il est apprécié pour son travail de précision.

Le métier de couvreur

La première mission du couvreur consiste à mettre hors d'eau le bâtiment en réalisant l'isolation pour que les électriciens, plombiers et autres peintres puissent entrer en action au sec.

Ensuite vient le véritable travail de couverture. Selon les plans de l'architecte et les desiderata du propriétaire, le couvreur prépare son ouvrage. « Avant tout, je calcule les quantités de matériaux nécessaires, raconte Alain. Je tiens compte de la surface du toit, de l'inclinaison, du type de revêtement,... Ce n'est jamais la même chose d'un chantier à un autre, et la méthode de pose change aussi selon que l'on utilise la tuile, l'ardoise, le béton, le zinc. Je dois tout le temps m'adapter ».

Pour obtenir un résultat harmonieux et résistant, la toiture doit être réalisée avec précision et minutie. Parfois le couvreur joue aussi les artistes. Une disposition particulière, un graphisme, un jeu de couleurs apportent un cachet particulier à un toit.

Un travail au grand air toute l'année

Toutefois, il ne faut pas l'oublier, ces opérations se déroulent à plusieurs mètres au-dessus du sol. Au minimum six, mais souvent bien plus. Il ne faut pas avoir le vertige.

« J'utilise une échelle plate pour circuler sur le toit mais il arrive que je joue les équilibristes, avoue Alain. En règle générale, j'ai un harnais de sécurité, mais pas toujours. C'est une prudence de tous les instants, je regarde toujours où je mets les pieds dès que je ne suis plus sur le plancher des vaches car si je fais une erreur, la marche est haute. »

De plus, le métier de couvreur s'exerce en plein air. Cela le rend vulnérable aux intempéries. La pluie rend les toits très glissants et les rafales de vent déséquilibrent ceux qui se trouvent sur leur passage. Mais Alain prend ces contraintes avec philosophie.

« De toute façon, je ne suis jamais seul sur un toit. Et le matériel de sécurité a fait des progrès ; en cas de gros chantier, on monte un échafaudage. Et puis il faut aussi savoir profiter des bons côtés. En été, je peux bronzer en travaillant. Je suis au grand air toute l'année. Je ne pourrais pas être enfermé dans un bureau, entre quatre murs. Sur les toits, je me sens libre ».

Les qualités requises

Le métier de couvreur requiert beaucoup de précision. Une excellente maîtrise du dessin technique et du calcul, de la minutie et de la méthode sont donc des atouts certains pour assurer la parfaite étanchéité finale de la toiture. Il doit connaître tous les matériaux et procédés de couverture, et savoir adapter leur utilisation au climat et aux traditions régionales.

Dehors par tous les temps, le couvreur doit aussi être résistant au froid, à la pluie et à la chaleur. De la souplesse, un sens de l'équilibre et une bonne condition physique permettent de se mouvoir plus aisément à dix mètres au-dessus du sol.

Enfin, l'esprit d'équipe et le sens des responsabilités sont des qualités très appréciées des employeurs.

Formation

Comment devenir couvreur ?

Un CAP (certificat d'aptitude professionnelle) est indispensable à l’exercice de ce métier. En deux ans après la classe de 3ème, dans un lycée professionnel ou par apprentissage, le CAP couvreur ou le CAP étancheur du bâtiment et des travaux publics pourront vous ouvrir les portes de cette profession.

Vous pourrez le compléter avec un brevet professionnel (BP) couvreur ou étanchéité du bâtiment et des travaux publics, proposés en deux ans par apprentissage après un CAP.

Par la suite, le bac pro construction bâtiment gros œuvre vous préparera davantage aux rudiments du métier. A l’issue de celui-ci, il vous est possible de vous spécialiser en un an en préparant la mention complémentaire (MC) zinguerie.

Enfin pour aller plus loin, un BTS charpente-couverture ou un BTS enveloppe du bâtiment, façades étanchéité vous permettront d'acquérir une qualification professionnelle supérieure.

Dernière mise à jour : 26 octobre 2015