Présentation

Au bout de quatre ans d'existence, aucune voiture n'échappe légalement à un check-up complet. Le contrôle technique automobile concerne les voitures, fourgons et camionnettes de moins de 3,5 tonnes âgés de quatre ans et plus. Il s'effectue dans l'un des centres agréés, indépendants ou affiliés à l'un des réseaux nationaux.

Chargé de vérifier des points susceptibles de mettre en péril la sécurité de l'automobiliste, le contrôleur technique doit faire preuve d'une grande rigueur. Même si sa fonction ne le conduit pas à réparer des véhicules, il doit néanmoins connaître tous les problèmes liés à la mécanique automobile. Au-delà des compétences techniques, les relations directes avec la clientèle exigent d'avoir le contact facile et d'user de pédagogie pour expliquer de manière simple et claire le rapport des contrôles.

Le métier de contrôleur technique automobile

"Le contrôle technique automobile m'a séduit car il se rapproche de l'expertise”, explique Michel, contrôleur automobile depuis 13 ans. Chaque jour, vingt voitures minimum subissent une vérification dans son centre. “Il s'agit surtout d'un contrôle de sécurité. Une voiture compte cent vingt-cinq points de vérification. Pneumatiques, éclairage, carrosserie... tous les organes de sécurité y passent ! Le moteur, la boîte de vitesse et les équipements accessoires ne sont en revanche pas contrôlés.” Il ne lui faut pas plus de trente minutes pour opérer la vérification à l'aide d'appareils spécifiques tels que les régloscopes, les bancs de freinage ou les analyseurs de gaz. Aujourd'hui, plus besoin de papier ni de crayon pour pointer les failles : “Chaque professionnel dispose d'un petit appareil portable dans lequel il entre les renseignements relatifs à la carte grise et aux différentes caractéristiques du véhicule, précise Michel. En fin de contrôle, il transfère les informations sur l'ordinateur et édite un rapport destiné au client.” Enfin, le contrôleur technique rencontre le propriétaire du véhicule pour dresser un bilan de la vérification et lui expliquer – si besoin est ! – quelles sont les pièces défectueuses et pourquoi les changer.

De lourdes responsabilités

Le contrôle technique se caractérise par une réglementation stricte : chaque entreprise dispose d'un agrément préfectoral et le contrôleur d'une autorisation délivrée sous condition d'attester d'un casier judiciaire vierge. Et Michel de souligner : “L'arrêté du contrôle technique fait quatre-vingt-dix- sept pages et le lexique des points de contrôle deux cents ! Naturellement, pas question de faire l'impasse dessus !” Le métier n'est donc pas dénué de responsabilités. “Il requiert une grande concentration. Aucune distraction ne peut être tolérée car les vérifications sont garantes de la sécurité du conducteur. Récemment, l'un de mes contrôleurs n'a pas pointé une ceinture déchirée. Le conducteur est revenu : j'ai donc pris les frais de réparation à ma charge et ai averti le salarié. C'est un métier où l'on n'a pas droit à l'erreur.

Formation

Comment devenir contrôleur technique automobile ?

Pour exercer le métier de contrôleur technique automobile, il est obligatoire de passer un certificat de qualification professionnelle (CQP). Le diplôme minimum requis pour pouvoir s’y inscrire est le CAP. Cependant, une mention complémentaire, un bac technologique ou un bac pro peuvent également faire l’affaire.

Après la troisième

Côté CAP, vous pouvez opter pour l’une des spécialités suivantes : carrosserie réparation, mécanicien en maintenance de véhicules option A “Véhicules particuliers” ou équipements électriques et électroniques de l’automobile.

Autre possibilité : s’orienter vers la voie générale pour préparer un bac technologique STI.

Après le CAP

Il est possible de compléter sa formation par une mention complémentaire (un an d’études) spécialité Aménagement et rénovation des véhicules spécifiques, Mise au point électricité et électronique automobile ou Maintenance des moteurs diesels et de leurs équipements. Il est également possible d'opter pour un bac pro Carrosserie option 2 “Réparation ou maintenance de véhicules automobiles”.

Le CQP de contrôleur technique

Ce certificat, créé par les professionnels de la branche des services de l’automobile, se prépare principalement sous contrat de professionnalisation. Il concerne les jeunes de 16 à 25 ans titulaires au moins d’un CAP spécialisé dans l’automobile. La formation dure douze mois et compte huit cent dix heures de formation théorique et quatre-vingt-dix heures de formation pratique au sein d’un centre de contrôle technique agréé. Son obtention facilite l’accès à l’emploi et prépare à un métier et une qualification reconnus par les professionnels et la convention collective.