Présentation

Le métier de chirurgien-dentiste recouvre toutes les maladies et atteintes des dents et de la bouche. Il peut s'agir d'un problème avéré et que l'on peut constater, comme une carie ou une fracture de dent, ou de pathologies ressenties sans fondement physiologique, plus subjectives, comme par exemple une sensation de bouche sèche alors que la personne a un flux salivaire normal.

Le chirurgien-dentiste doit être rigoureux et savoir faire preuve de sang-froid devant une situation imprévue. Son habileté manuelle lui permet de réaliser les soins de manière indolore. Grâce à sa capacité d'écoute, il est à même de rassurer ses patients craintifs et d'instaurer une relation de confiance. D'autre part, les techniques et les appareils de soins étant en constante évolution, le chirurgien-dentiste doit faire preuve de curiosité.

Le métier de chirurgien-dentiste

Soulager, réparer, mais aussi prévenir, tels sont les objectifs de ce praticien, qui a recours pour cela à de nombreuses pratiques : "Le plus simple, qui est très important, explique le docteur Weiller, consiste à contrôler régulièrement les adultes comme les enfants afin de vérifier qu'il n'y a pas de carie, éventuellement faire des détartrages, réexpliquer si besoin est comment brosser les dents, etc. On agit alors sur le côté préventif.

Ensuite, il y a tout le côté curatif qui consiste à soigner les caries, traiter la gencive quand elle a un problème, faire des extractions, réparer des dents cassées, mettre en place des couronnes ou des prothèses pour remplacer des dents absentes, etc."

Un métier presque "mécanique", dans lequel, de l'avis du praticien, les rapports humains comptent cependant pour beaucoup : "Notre métier est incontestablement technique, mais on ne peut pas l'isoler de l'individu. Les dents font partie de l'organisme et fonctionnent avec tout le reste. On a besoin de savoir dans quel environnement vivent les gens et de connaître leurs problèmes familiaux parce que tout a un retentissement. Il faut donc prendre le temps de les écouter. Pour moi, cet échange est primordial..."

Un emploi du temps chargé

Plus de 90 % des chirurgiens-dentistes exercent à titre libéral. Les 10 % restants travaillent en tant que salariés dans les hôpitaux, les centres de soins et le service de santé des armées.

Marc fait partie de la première catégorie : "Une fois mon diplôme en poche, j'ai d'abord été collaborateur dans un cabinet. Au bout de quelques années, j'ai décidé de prendre mon indépendance et j'ai repris un cabinet. De cette manière, j'ai récupéré une partie de la clientèle des anciens praticiens. Les autres clients sont venus d'eux-mêmes grâce au bouche-à-oreille." Même s'il jouit d'une liberté totale en ce qui concerne l'organisation de son emploi du temps, Marc n'en a pas moins des semaines bien chargées.

Formation

Comment devenir chirurgien-dentiste ?

Pour devenir chirurgien-dentiste, un seul chemin est possible. Les études d'odontologie se déroulent à l'université et durent au minimum six ans.

Après le bac

La première année d'études, appelée PACES, est commune aux différentes études médicales. Les futurs chirurgiens-dentistes peuvent choisir leur spécialité à l'issue de la 1ère partie du concours, à la fin du 1er semestre. Ils conservent néanmoins un grand nombre de cours communs avec leurs homologues médecins jusqu'à la 2e partie du concours en fin d'année et rencontrent le même obstacle: le numerus clausus. Ce terme désigne le nombre de places offertes en deuxième année de médecine et de chirurgie dentaire, fixé chaque année par un arrêté gouvernemental.

Les études de chirurgie dentaire ne commencent vraiment qu'en deuxième année, appelée PCEO2 : on y dispense des connaissances fondamentales en anatomie crâno-faciale, en anatomie des dents, sur les matériaux, les prothèses. Les disciplines scientifiques (physique, biophysique, traitement de l'image) ont également leur place, tout comme l'anglais et le secourisme.

Au cours du deuxième cycle, les étudiants partagent leur temps entre les cours et la formation pratique. Les stages se déroulent dans différents services hospitaliers. La dernière année de ce deuxième cycle comprend un stage d'initiation à la vie professionnelle chez un chirurgien-dentiste.

Le troisième et dernier cycle peut être d'un ou de trois ans. Le 3e cycle court, qui dure un an, est consacré à l'approche globale du patient et prépare à l'exercice de la profession. Il conduit au diplôme d'Etat de docteur en chirurgie dentaire, après soutenance d'une thèse.

Le 3e cycle long, également appelé internat, est de trois ans. Seuls les étudiants ayant réussi le concours national sont autorisés à poursuivre cet internat qui conduit à la carrière hospitalo-universitaire. L'internat peut être effectué parmi trois spécialités : la chirurgie buccale, l'orthopédie dento-faciale ou la médecine bucco-dentaire. La validation de l'internat permet l'obtention d'un diplôme dans la spécialité choisie.