Présentation

Sans le chargé de production, les documentaires, téléfilms et autres primes-times auraient bien du mal à voir le jour. Placé au centre du tournage, il assure la bonne circulation de l'information, sélectionne et embauche les techniciens, coordonne les équipes, organise la logistique, décroche les autorisations de tournage, surveille le budget... Bref, il est INDISPENSABLE.

Et s'il y en a un qui ne doit jamais paniquer, c'est bien le chargé de production. Souvent confronté à des situations ubuesques et difficiles à démêler, le chargé de production ne doit pas surtout manquer de débrouillardise et de créativité, car le tournage doit continuer. Enfin, un bon réseau de contact et une bonne dose de chance voire de culot sont deux clés pour se faire un nom dans le monde de l'audiovisuel.

Le métier de chargé de production

Valérie, 29 ans, a un excellent sens du contact. Et heureusement ! Chargée de production pour une célèbre boite de prod' dans l'audiovisuel, elle supervise des tournages de toutes sortes : documentaires, émissions télévisées, et en direct parfois. Concrètement, les limites exactes de sa mission ne sont pas définies. Seul l'objectif l'est : que tout se passe bien.

“Je suis les projets dans leur globalité, explique-t-elle. En amont, je prépare le tournage : je recrute les équipes de techniciens (ingénieurs du son, cadreurs..), je réserve les billets de transports, je demande les autorisations de filmer. Ensuite, j'accompagne les équipes sur le terrain pour régler tous les aspects logistiques du tournage comme la réservation des chambres d'hôtel, et je tiens le budget. De retour en studio, j'interviens encore sur le montage pour vérifier que tout se déroule correctement.” Polyvalente, Valérie évolue aussi sur les émissions de télévision et gère ainsi l'indispensable, comme la location des plateaux télés, et les détails, comme le recrutement d'hôtesses pour l'accueil et le vestiaire du public, ou la commande chez le fleuriste pour que chaque invité ait son bouquet de fleurs dans sa loge. De petites attentions qui n'ont l'air de rien mais qui participe au bon déroulement de l'enregistrement.

Si la production panique...

Même quand tout est calé, préparé, organisé, il se trouve toujours un grain de sable pour s'insérer dans les rouages. "Je me suis déjà retrouvé face à des situations complètement hallucinantes, se rappelle Valérie. Avec des équipes de tournage en prison à l'étranger, avec la mafia sur le dos. Et là, si la production panique, c'est fichu. La règle consiste donc à toujours garder son sang-froid, même quand la situation parait désespérée. Et à faire preuve d'ingéniosité pour démêler le sac de nœuds."

Le chargé de production doit donc garder les idées claires, même, et surtout en période de stress intense. "Mais on vient à l'audiovisuel par passion. Alors dans ces moments là, on ne compte pas ses heures ni son énergie. Et ça met un peu de piment dans le quotidien, ajoute Valérie malicieusement. Et quand vient le moment de la diffusion, on a la satisfaction d'avoir tout mis en œuvre pour que l'émission passe à l'antenne."

Formation

Comment devenir chargé de production ?

Il n’existe pas de voie royale pour devenir chargé de production néanmoins, quelques formations accompagnées de stages pertinents peuvent offrir une bonne préparation au métier.

Après le bac

Le BTS métiers de l’audiovisuel option gestion de production est ouvert aux titulaires d’un bac. Il permet, en deux ans, d’accéder à des postes d’assistant de production.

Après un bac+4

A l’université, quelques masters professionnels mènent aux métiers de la production. Pour les intégrer, un parcours dans le domaine des Arts et du cinéma est souvent requis. Toutefois, les profils atypiques motivés peuvent également tenter leur chance avec un bon dossier et une forte motivation.

Les écoles spécialisées

Plusieurs écoles spécialisées proposent des cursus orienté vers la production en 3 ou 4 ans. Le recrutement se fait post-bac pour quelques-unes, mais la plupart exigent un bac+2. A l’entrée, la sélection est sévère, que se soit sur concours ou sur dossier. Il est donc conseillé aux candidats de s’armer de motivation et d’une bonne dose de persévérance.

Et quelle que soit la voie choisie, les compétences techniques ne sont rien sans un solide réseau de contacts. Durant toute la formation, il convient donc de multiplier les expériences professionnelles enrichissantes, et ne jamais oublier de se construire un bon carnet d’adresses pour s’insérer une fois diplômé.