Présentation

Le vieillissement de la population associé aux politiques privilégiant le maintien à domicile des personnes dépendantes joue en faveur du développement d'un nouveau métier : l'auxiliaire de vie. Au quotidien, elle (le métier est principalement féminin) accompagne les personnes âgées ou handicapées dans tous les gestes de la vie de tous les jours : toilette, déplacements, repas, et quelques tâches ménagères.

"Ma mission est d'être le corps d'une personne qui ne peut se servir du sien. Mais les auxiliaires de vie ne sont pas là pour décider à la place des gens de ce qui est bien pour eux. C'est une dimension que les débutants ont parfois du mal à intégrer : il faut savoir laisser les gens suivre leurs choix de vie", explique Anne Koch, auxiliaire de vie. "Notre mission est d'aider dans la gestion du quotidien, et nous ne pratiquons aucun acte médical. Cela implique des horaires de nuit, de week-end...", poursuit la jeune femme.

[[L'auxiliaire de vie se doit d'être organisée pour assurer tous les détails de la vie quotidienne, et gérer un emploi du temps bien rempli et des horaires segmentés. L'intervention à domicile nécessite également tact et discrétion ; la priorité étant d'aider dans le respect de l'intimité et du mode vie, sans porter de jugement.

Enfin, ce professionnel est ouvert au dialogue (notamment avec l'entourage) et affiche une bonne résistance physique et psychologique.|Les maîtres-mots de ce métier de service à la personne sont organisation et respect. En effet, un auxiliaire de vie doit savoir gérer son emploi du temps et connaître les habitudes de la personne dont elle s'occupe. Elle doit par ailleurs effectuer son travail en respectant l'intimité du malade et de sa famille. Il est ainsi nécessaire d'être disponible et ouvert, tout en restant en retrait dans le but de rendre son patient plus indépendant. Une bonne résistance physique et psychologique est, de ce fait, vivement recommandée afin de ne pas se laisser submerger.]]

Le soutien des personnes dépendantes

Auxiliaire de vie, un métier d'actualité ! En effet, avec l'allongement de la durée de vie, la création de l'allocation personnalisée d'autonomie et le plan II du gouvernement en faveur du développement des services à la personne, le recrutement d'auxiliaires de vie n'est pas prêt de se tarir. En intervenant au domicile des personnes âgées ou handicapées ou directement dans les maisons de retraite, l'auxiliaire de vie a pour mission d'améliorer le quotidien et de stimuler l'autonomie des personnes visitées.

"Chaque jour, je m'occupe de quatre personnes différentes. Selon leur besoin et leur degré d'autonomie, je leur fais leur toilette, je prépare les repas, je fais le ménage, je les accompagne faire leurs courses...", détaille Nadia, 49 ans, auxiliaire de vie chez Logivitae. Ce professionnel de l'assistance à domicile peut aussi être amenée à s'occuper des démarches administratives, veiller au suivi des prescriptions médicales ou familiales.

Un emploi du temps chargé mais segmenté

Mais au-delà de ses missions "mécaniques", l'auxiliaire de vie est aussi présente pour écouter et réconforter les personnes âgées. Ceci suppose donc des qualités humaines et relationnelles hors pair comme une véritable capacité d'écoute, une certaine discrétion et un sens de l'analyse aiguisé.

En effet, il peut lui arriver d'avoir à signaler un état inhabituel des personnes âgées visitées. Elle devra alors en référer à ses supérieurs mais aussi à l'entourage familial. Attention, outre des contraintes physiques, ce métier est également très chronophage. Même si elle n'est présente que quelques heures par jour selon le degré de dépendance du senior, l'auxiliaire de vie doit souvent intervenir tôt le matin pour le lever et revenir pour le déjeuner, le dîner et le coucher. Des journées très rythmées donc.

Qu'elles exercent dans le secteur privé, associatif ou public, par exemple dans les centres communaux d'action sociale, les auxiliaires de vie sont le plus souvent employées à temps partiel. Mais avec l'allongement de la durée de vie, gageons que ces emplois ne tarderont pas à se généraliser à temps plein.

Formation

Le diplôme d'état d'auxiliaire de vie sociale (DEAVS) permet de se former à ce métier.

Dernière mise à jour : 24 mars 2015

Témoignage

L'avis du recruteur

Dafna Mouchenik-Morvan est directrice de Logivitae, entreprise d’aide et de maintien à domicile pour personnes en perte d’autonomie, Paris

Le marché de l’emploi pour cette fonction est en forte croissance. Le développement des services à la personne et l’allongement de la durée de vie ont de plus contribué à accroître la demande en auxiliaires de vie. La fonction publique territoriale est ce qu’il y a de mieux à mon sens : les auxiliaires y ont des emplois du temps cohérents dès leur entrée, avec de multiples avantages, par exemple celui d’être fonctionnaire.

Mais le secteur privé recrute davantage, pour l’aide à domicile. Attention : les temps partiels et les déplacements y sont légion. Sans diplôme, vous toucherez le Smic.