Présentation

Interlocuteur privilégié des journalistes, l'attaché de presse est partout et dans tous les domaines ! Un métier subtil désormais indispensable, qui exige un bon niveau d'étude et un goût prononcé pour le contact.

Véritable relais entre l'entreprise et le journaliste, l'attaché de presse joue un rôle clé dans la diffusion de l'information. Impossible donc d'imaginer embrasser la profession sans une certaine aisance, de solides qualités relationnelles (sens de l'écoute, disponibilité, rapidité et réactivité) mais également rédactionnelles (esprit de synthèse, d'analyse, bonne culture générale). Ces dernières sont essentielles pour mettre sur pied les dossiers de presse et autres communiqués qui serviront à relayer l'information auprès des médias.

Un métier polyvalent

« Le métier d'attaché de presse est assez diversifié et polyvalent. » Pour Nathalie Dauphin, attachée de presse depuis 8 ans, les choses sont claires ! « À chaque film qui sort, c'est une nouvelle aventure qui commence ! » s'exclame Nathalie. «Environ six mois avant la sortie du film, je dois commencer à réfléchir au budget qui va être nécessaire pour mettre sur pied la communication (dossiers de presse, organisation de soirées...) et aux médias que je souhaite toucher.

Parallèlement, je dois travailler sur d'éventuels partenariats et jeux-concours avec les médias, voir si je peux disposer de costumes et contacter les points de vente pour organiser des expositions, me tenir au courant des disponibilités des équipes de tournage afin de mettre sur pied des séances de dédicaces et des interviews, etc. C'est l'extrême variété de ces tâches qui fait la richesse et l'intérêt de ce métier. »

« Bonnes relations = bons papiers ! »

Pour Ludmilla, c'est la diversité des marques dont elle est en charge qui est le sel de son métier. « Contrairement aux attachés de presse intégrés en société, nous avons la chance, en bureau de presse, de gérer plusieurs marques. Naturellement, chacune a sa philosophie, ce qui nous permet d'avoir à chaque fois des idées différentes. C'est très stimulant ! » Cependant, même si le métier fait l'objet de mutations, il n'en reste pas moins que l'enjeu consiste toujours à instaurer une relation de confiance avec les médias. Relation qui se paye au prix d'informations justes et précises.

« Dans les relations presse, les résultats sont impalpables »

Commercial, le métier est loin de l'être, même si le but premier de l'attaché de presse est de faire parler le plus possible de son produit dans les médias, sans qu'aucun objectif quantitatif ou qualitatif n'entre en jeu. C'est une règle d'or que Nicole Hollington, attachée de presse free-lance spécialisée dans la chanson, le théâtre et l'humour, se targue de respecter.

« Après avoir travaillé au sein de la maison de disque Pathé-Marconi et de m'être occupée de stars comme Tina Turner, Manu Dibango ou Céline Dion, j'ai fait le choix de l'indépendance. Ce statut, même s'il n'est pas des plus évidents, me permet aujourd'hui de choisir les budgets sur lesquels j'ai vraiment envie de travailler. Je m'arroge donc le droit de refuser certains artistes, tout comme je refuse que l'on me fixe des objectifs. Si d'entrée de jeu, on me demande de décrocher une page dans Le Monde ou dans Libération, cela ne m'intéresse pas ! Je m'engage à faire le maximum, mais je ne maîtrise pas le résultat ! »

Formation

Comment devenir attaché de presse ?

Après le bac

Le DUT Information-Communication (option communication d‘entreprise) et le BTS Communication des entreprises sont les diplômes de type bac+2 qui mènent aux métiers de la communication. Ouvertes à tous les bacheliers, ces formations recrutent sur dossier scolaire. Bien qu'à finalité professionnelle, elles peuvent cependant servir de tremplin pour poursuivre des études à l'université ou en école spécialisée.

Après un bac+2

À l'université, les établissements qui proposent une licence ou une maîtrise d'information-communication sont légion. L'objectif de ces formations est avant tout d'étoffer la culture générale et de leur faire acquérir des méthodes de travail et de réflexion. Les IUP (instituts universitaires professionnalisés) ouvrent également leurs portes aux titulaires d'un bac+2. Leur atout majeur réside dans la part belle accordée à la pratique. De leur côté, la plupart des écoles spécialisées recrutent à bac+2 sur dossier ou sur concours.

Après un bac+4

En un an, le master professionnel offre aux diplômés une spécialisation à la communication. Il est par ailleurs possible d’intégrer certaines écoles, comme l’EFAP, qui, au niveau bac+4, recrutent sur titres, et non plus sur concours.

Le Celsa : la voie royale

Dispensées à l'université, les formations du Celsa sont de sérieuses références pour les employeurs en matière de communication. Mais pour décrocher le diplôme, mieux vaut être tenace et travailleur, l'admission se faisant sur concours à tous les niveaux. La première année est ouverte aux titulaires du bac, tandis que le concours d'entrée du deuxième cycle concerne les titulaires d'un bac+2.

Témoignage

Amélie, attachée de presse en agence

"Le but d’une attachée de presse est de promouvoir un produit grâce à la presse. Il faut donc se faire un large réseau de journalistes pour espérer avoir les retombées les plus conséquentes possibles. Pour cela, nous avons des outils spécifiques, qui vont de la simple brève au dossier de presse. Le but est que l’on parle du produit. Il arrive aussi que nous organisions des soirées à thème ou des conférences de presse, afin de rencontrer directement les journalistes.

La principale difficulté de ce métier est de relancer encore et toujours les journalistes, qui sont submergés d’informations, pour leur faire passer notre message. Cela représente près de 80 % de notre temps. Il faut les "traquer" en quelque sorte, sans jamais dépasser les limites. Mais quand on y arrive, on est fier de voir son produit dans un magazine."