Présentation

À l'instar des villes, qui font couramment appel à des architectes pour étudier le plan d'occupation des sols et construire de nouveaux logements ou des bâtiments publics, la direction informatique des entreprises a recours à l'architecte systèmes et réseaux pour renouveler ses technologies et ses applications...

L'architecte systèmes et réseaux doit avoir une excellente connaissance du fonctionnement de l'entreprise, des métiers et des flux mais sa qualité d'écoute est primordiale. Il lui faut aussi bénéficier de facilités à se former pour s'adapter rapidement aux évolutions technologiques. Sachez également qu'un bon niveau à la fois en informatique et en électronique constitue un plus.

Un professionnel indispensable au bon fonctionnement d'une société

Les entreprises sont devenues dépendantes de l'informatique. Si l'information circule mal entre les machines, c'est la catastrophe assurée. L'architecte systèmes et réseaux est indispensable au bon fonctionnement d'une société.

Il conçoit, adapte et dimensionne les éléments du réseau de télécommunications d'une entreprise ou d'un opérateur, en fonction des exigences de service (débit et sécurité notamment) fixées par ses clients ou ses dirigeants. En clair, il fait communiquer les machines entre elles. Si on peut transférer un fichier à un collègue en quelques secondes, c'est grâce à lui.

C'est pourquoi, ces professionnels s'entourent d'une équipe et s'appuient sur les ressources internes d'une société. Des contraintes budgétaires viennent en plus limiter ses possibilités. Les architectes systèmes et réseaux sont donc des techniciens de haut-vol, très prisés par les SSII mais aussi les sociétés de conseil, d'audit et d'expertise. Et avec l'évolution des nouvelles technologies de l'information et de la communication, leur rôle risque de prendre de plus en plus d'importance. Un métier d'avenir assurément.

L'homme clé du système d'information

Son rôle consiste à garantir l'évolution cohérente du système d'information, dans le respect des objectifs définis par chaque société en fonction de son domaine d'activité. « Concrètement, explique François, j'ai pour fonction de centraliser les discussions techniques entre les différents départements.

Pour prendre l'exemple de GPS sur lesquels je travaille actuellement, je dois faire la liaison entre les techniciens qui s'occupent de la mécanique et donc de l'intégration du module dans la voiture, les informaticiens qui développent les logiciels qui seront utilisés par les futurs usagers et les ingénieurs responsables de la partie électronique. Tous ces secteurs ont des besoins spécifiques et différents et il m'incombe de déterminer quelles concessions accorder et quelles orientations donner tout en respectant les contraintes du client ».

Pour ce faire, l'architecte systèmes et réseaux commence par identifier les systèmes d'exploitation, le matériel et les applications déjà existants. Comme un architecte dans le bâtiment, il s'enquiert des technologies disponibles auprès d'experts et de fournisseurs et il détermine ensuite un plan de développement et d'intégration. Enfin, il assure le suivi de la réalisation, apporte des modifications au besoin, et vérifie la cohésion de l'ensemble du système.

Un gardien du temple soumis à la pression

L'analogie avec son homologue bâtisseur ne s'arrête pas là : l'ASI doit lui aussi savoir traduire en termes simples les contraintes techniques et financières qu'impliquent les demandes de ses interlocuteurs : « En début de projet, j'essaie surtout de comprendre et de répondre aux besoins du client, confirme François, puis, au fil de son évolution, j'affine ma première analyse en m'adaptant aux difficultés imprévues qui peuvent survenir ou aux changements demandés. Quand ils sont envisageables...»

Ce métier comporte en effet une dimension humaine non négligeable. En raison des enjeux, de lourdes responsabilités pèsent sur les épaules de l'ASI, qui fait souvent partie des premières personnes incriminées en cas d'échec :  « Mieux vaut avoir une bonne résistance au stress car la pression est assez forte en cas de problème ou de corrections rapides à apporter. Et comme l'ASI sert d'intermédiaire, il est forcément en première ligne en cas de mécontentement de part ou d'autre ! »

Ce qui explique également qu'un jeune diplômé ne puisse accéder immédiatement à ce poste, qui nécessite une formation sur le terrain et une expérience poussée du management et des différentes technologies de l'entreprise.

Formation

Ce sont les diplômés issus d’écoles d’ingénieurs qui trustent la plupart des postes avec un diplôme de niveau Bac+5. La profession nécessite de nombreuses compétences techniques de haut niveau. Il existe néanmoins des filières courtes comme le DUT Services et réseaux de télécommunications, appréciés des recruteurs. Mais avec ce seul titre, il faudra attendre d’acquérir une certaine expérience avant d’accéder au poste.

À l’université

Les masters prolifèrent actuellement dans cette spécialité.

En école

Les écoles recrutent principalement leurs candidats sur dossier, épreuve QCM et entretien directement après un bac S ou STI2D. Ensuite ? Cap sur cinq années d’études avant de valider votre titre d’ingénieur.

D’autres proposent des spécialisations en M2 en architecture des systèmes ou en informatique et réseaux pour former des professionnels capables de concevoir et gérer les systèmes d’information.

Dernière mise à jour : 31 mars 2015

Témoignage

Analyser, imaginer, proposer, mette en œuvre

Benoît est Architecte Systèmes et Réseaux pour un grand groupe spécialisé dans le conseil en systèmes d’information.

« Garant du bon fonctionnement de l’ensemble des infrastructures informatiques de mes clients, je dois analyser les réseaux en place et faire le bilan des besoins techniques en communication. Je suis le référent technique pour les projets touchant aux systèmes d’informations ou aux réseaux d’entreprise : je sélectionne l’architecture la plus adaptée, je trouve et je propose des solutions techniques, je définis la configuration et les fonctionnalités du réseau… Je dois être à l’écoute de mes clients et dialoguer avec des intervenants très différents.

Je suis passionné par les nouvelles technologies informatiques et mon métier me permet de faire beaucoup de veille, pour fournir les meilleures solutions aux utilisateurs des SI et anticiper leurs besoins. »