Carte d'identité

Nom : Kuczynski
Prénom : Perrine
Age : 21 ans
Formation : BTS Communication en alternance, 2e année - IFC Languedoc
Entreprise : Direction régionale de la communication de la SNCF Languedoc-Roussillon
Lieu : Montpellier
Signes particuliers : Aime relever les défis, et aborde les études en alternance comme un challenge.

Son parcours scolaire

Perrine a obtenu un bac S en 2008. Elle a acquis, grâce à ce cursus, "une méthodologie de travail qui [lui] sert beaucoup aujourd'hui". Après un bref passage par la faculté de Droit, la jeune femme s'est tournée vers un BTS Communication en alternance, encadré et professionnalisant.

"L'organisation des cours à l'université ne me convenait pas. Je n'étais pas assez mûre pour travailler en totale autonomie", analyse-t-elle.

Un projet pro construit au fil des études

D'abord tentée par le journalisme, elle découvre au cours de sa démarche de réorientation le BTS Communication, et opte pour l'alternance. "Au départ, c'était surtout l'idée d'avoir un salaire et de m'émanciper du soutien financier de mes parents qui m'a décidée", explique Perrine. Attachée à la région où elle a grandi, elle prend le temps de se renseigner sur le marché du travail et les perspectives d'emploi. "J'ai ainsi vu que les débouchés sont plus importants dans la communication que dans le journalisme".

Après plus d'un an au sein d'un service de communication, elle acquiert une expérience de terrain qui la conforte dans ce choix. "Tant qu'on n'a pas travaillé, on ne perçoit pas les enjeux de la vie en entreprise. Je valide des compétences, tout en ayant moins de pression qu'un salarié classique. Ce sera un atout lors de ma recherche d'emploi."

BTS Communication : cap sur le concret

Ce diplôme national en deux ans, ouvert aux titulaires du bac, a été réformé en 2010. "Nous formons des professionnels capables de comprendre et d'analyser le positionnement d'une entreprise pour pouvoir dégager une stratégie de communication", explique Olivier Castan, responsable du département Communication du centre de formation IFC de Montpellier.

Profil recherché pour cette filière : de bonnes notes dans les matières littéraires, l'histoire, les langues, une solide culture générale, de la curiosité et de la rigueur... L'inscription à la formation en alternance est soumise à la signature d'un contrat de professionnalisation (voir encadré) avec une entreprise d'accueil. "Cette étape nous permet d'évaluer la motivation, puisque les étudiants doivent trouver un employeur. Ce qui les place en prise directe avec la réalité du monde du travail", ajoute le responsable.

Trouver son entreprise, une étape formatrice

Une fois inscrite, Perrine se met en quête d'une entreprise dès le mois de mai pour la rentrée de septembre. "Je savais que ce serait difficile. J'ai envoyé plus d'une centaine de lettres de motivation. J'ai d'abord ciblé les boîtes de communication, puis élargi aux grandes entreprises. Quand j'avais des réponses, elles étaient souvent négatives. Mais j'ai décroché deux entretiens. Le premier s'est mal passé, je n'étais pas préparée, donc pas naturelle ! J'ai tiré les enseignements de mes erreurs pour le deuxième. Je me suis intéressée aux attentes du recruteur, à l'entreprise, aux missions, je n'ai pas hésité à poser des questions et ça a payé !"

Deux vies en une

Trois jours en entreprise, deux jours en formation : Perrine partage sa semaine entre une vie de salariée et le suivi des cours. Elle doit également se dégager du temps pour réaliser les travaux personnels nécessaires à l'obtention du diplôme. Elle s'organise aussi pour pouvoir continuer une activité qui lui tient à cœur : l'équitation.

Même si "c'est parfois difficile de tout faire dans le temps imparti". La distance entre le lieu de formation et l'entreprise, les missions réalisées dans le monde professionnel pour la validation du diplôme, l'aspect financier sont autant de paramètres à gérer pour s'assurer un équilibre indispensable.

Une bonne connaissance du marché

Concepteur rédacteur, assistant de communication, assistant commercial en régie, les postes ouverts aux titulaires de ce BTS sont variés, et peuvent s'exercer dans différents contextes. "Cette formation me donne des compétences larges et une réelle expérience. Je peux justifier de ma capacité à faire une revue de presse, du rédactionnel, de l'appui à l'organisation d'événements".

Un profil complété par des acquis théoriques, qui peuvent lui permettre de s'orienter vers d'autres postes si elle le souhaite. Mais Perrine envisage de continuer en licence, dans le cadre du Bachelor de son école. "Et pourquoi pas en Master, en fonction des débouchés qui existent à ces différents niveaux", précise-t-elle. Car, initialement prévu pour former des professionnels opérationnels dès l'obtention du diplôme, le BTS ne ferme pas pour autant la porte des poursuites d'études !

Le contrat de professionnalisation

Le contrat de professionnalisation est un contrat de travail. Il a pour objectif l'acquisition d'une compétence professionnelle permettant d'accéder à l'emploi. La rémunération minimale est basée sur le SMIC, et varie en fonction du diplôme et de l'âge de l'étudiant : de 55 % pour les moins de 21 ans titulaires d'un bac général, il atteint 80 % pour un jeune titulaire d'un Bac Pro ayant plus de 21 ans.