Le nouveau bac sera lancé en 2021. C’est ce qu’a annoncé le premier ministre Edouard Philippe, ce mardi 4 juillet 2017, devant l’Assemblée nationale, lors de son discours de politique générale. 

Alors que le ministre de l’éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, était resté assez évasif sur le sujet de la réforme du bac, le chef du gouvernement a apporté des éléments concrets sur la question, notamment en ce qui concerne le calendrier. 

Concertation lancée avant septembre

« Nous le ferons profondément évoluer, a-t-il confirmé. Une concertation sera lancée dès la rentrée prochaine pour resserrer les épreuves finales autour d’un petit nombre de matière et définir ce qui relève du contrôle continu. » Les discussions devront aboutir d’ici septembre 2018, pour « une mise en œuvre complète de cette réforme pour le bac 2021 ».

Edouard Philippe déplore un système « rigide et conçu autour du baccalauréat ». Si bien que « nous conduisons 60 % de bacheliers à l’échec en licence ». 

Le tirage au sort : « Scandale Absolu »

Le tirage au sort à l’université est également dans le viseur du premier ministre. Il voit comme un « scandale absolu » que « des bacheliers, y compris parmi les plus méritants, se retrouvent exclus par tirage au sort des filières universitaires qu’ils ont choisies ». 

S’il n’a pas détaillé les mesures que prendra le gouvernement en ce sens, le président Emmanuel Macron avait déjà évoqué, lors de sa campagne, la mise en place de prérequis à l’entrée de l’université.

Mieux intégrer les filières professionnelles

Enfin, des mesures sont également à prévoir dans l’enseignement professionnel, pour lequel le premier ministre a « une ambition forte ». Non seulement il souhaite mieux intégrer le lycée professionnel « avec les filières post-bac courtes que sont les BTS et les licences professionnelles », mais il s’est déclaré favorable à des « diplômes de qualification à bac+1 » dans la filière professionnelle.