Le BTS après le bac professionnel, l'IUT après le bac technologique. Le ministère compte durcir les quotas dans ces deux formations.

Les sections de technicien supérieur (STS) pour les bacheliers professionnels, les instituts universitaires de technologie (IUT) pour les bacheliers technologiques. Le ministère de l'Education nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche entend durcir, par arrêté, les quotas dans ces formations. C'est ce qu'a annoncé Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l'Education nationale, lors d'un déplacement, lundi 1er février, dans un lycée professionnel.

Plus de chances de réussites

« Il y a aujourd'hui environ 6 000 bacheliers professionnels qui se retrouvent en première année de licence à l'université alors que leur premier vœu sur APB était une section de technicien supérieur », a expliqué au Monde un porte-parole du ministère.

Selon le ministère, intégrer ces bacheliers en STS leur donnerait plus de chances de réussite, et « le taux d'échec en licence s'en trouverait abaissé ». Depuis 2013 et la loi Fioraso, de tels quotas, fixés localement, existent. Mais après la phase d'inscription sur APB, ils évoluent en fonction des candidatures. Ainsi, la pression des bacheliers généraux souhaitant s'inscrire en BUT ou en IUT entraîne une diminution du nombre de place alloué aux bacheliers pros et technos. Le ministère compte donc rendre ces quotas fixes, pour donner plus de chances aux bacheliers pros et technos d'intégrer ces formations adaptées. Dans le même temps, les candidats diplômés d'un bac général seront plus nombreux en première année de licence d'université, où leur taux de réussite est « dix fois supérieur » à celui des bacheliers professionnels, estime le ministère.

Accueil froid dans les IUT

« Une catastrophe en termes de réussite. » Telle est la crainte de l'Assemblée des directeurs d'IUT (Adiut) suite à la mise en place de ces quotas. Evoquant une « démarche contrainte » et une « démotivation des équipes pédagogiques », l'Adiut estime qu'il « ne suffit pas d'imposer des pourcentages à l'entrée, encore faut-il se donner les moyens de les faire réussir ».