Ce concours, passé à la fin de la Paces, existe depuis 45 ans.

C’est une révolution qui se prépare dans les études de médecine. Le gouvernement souhaite mettre fin au numerus clausus, annonce France Info. Ce système, vieux de 45 ans, permet de sélectionner des étudiants en médecine à l’issue de la première année commune aux études de santé (Paces). 

Concours très sélectif

Ce concours, très sélectif, couronnait environ un candidat sur sept. Ainsi, en 2018, sur environ 60 000 étudiants en Paces en France, 8 205 ont eu accès à la deuxième année de médecine, 3 124 à des études de pharmacie, 1 203 à l’odontologie (médecine dentaire) et 991 à la maïeutique (sage-femme). 

Pour l’exécutif, le numerus clausus est injuste et ne permet pas forcément de repérer les meilleurs médecins, car il favoriserait les étudiants ayant les moyens de redoubler leur première année ou de se payer une prépa privée. Le concours serait remplacé par des partiels classiques, qui valideraient ou non le passage en 2e année.

Quelles capacités d’accueil dans les universités ?

Si supprimer le numerus clausus peut permettre de former plus de nouveaux médecins, différents facteurs sont à prendre en compte, notamment les capacités des universités à accueillir plus d’étudiants, le nombre de stages donnés aux étudiants et le nombre de postes de médecins créés.

Pour l’instant, on ne sait pas ce qui pourrait remplacer le système actuel, mais deux scenarii sont envisagés : laisser le soin aux universités de former le nombre de médecins qu’elles souhaitent, et donc de limiter le nombre de places en première année, ou déplacer le concours à la fin de la troisième année de licence. Dans ce dernier cas, des passerelles seraient mises en place vers d’autres études de santé pour les candidats recalés.