Grâce à la professionnalisation et à son ouverture à l'alternance, l'université a obtenu de belles réussites. La preuve au travers du portrait de Kamel, 28 ans, auditeur interne à Genève.

"Un véritable déclic dans ma vie professionnelle"

Commencer par une prépa puis se réorienter pour aller à l'université : quelques étudiants l'envisagent en cours d'année, Kamel, lui, l'a fait et n'éprouve aucun regret. A 28 ans, ce Montpelliérain est désormais installé à Genève, où il est auditeur interne pour un des leaders mondiaux du fret maritime, et gagne plus de 4 500 euros nets par mois. Une réussite qu'il a construite au fil des opportunités, la première ayant été d'intégrer l'université après deux semaines de classe préparatoire.

"J'ai vite réalisé que le rythme de la prépa ne me convenait pas. Puis, une fois mon choix fait d'aller à l'université, je n'ai eu aucun problème pour intégrer une première année de licence Eco-Gestion avec un peu en retard. Je suis ainsi titulaire aujourd'hui d'un Master 2 en Droit Economie Gestion", explique-t-il.

En parallèle, Kamel, qui était boursier, a pu bénéficier de différentes aides à la mobilité internationale, attribuées sur critères sociaux. Il en a ainsi profité pour partir étudier une année en Finlande. "L'année passée là-bas a été un véritable déclic dans ma vie professionnelle. Je suis devenu bilingue en anglais grâce aux cours de licence que je suivais, et les nombreuses rencontres que j'ai faites m'ont ouvert l'esprit tout en me créant un vrai réseau international", ajoute-t-il.

"Une autonomie appréciée dans mon domaine d'activité"

Kamel s'est ainsi construit particulièrement prisé par les grandes entreprises. "La maîtrise de l'anglais, puis une expérience en comptabilité et une autre en contrôle interne lors de mes stages suivis au Luxembourg, entre la première et la deuxième année de Master, m'ont permis de postuler et d'être embauché directement dans l'un des 'Big Four'* avant même l'obtention de mon diplôme", confie le jeune homme.

Un profil qu'il a bâti en grande partie grâce à l'université. "La grande qualité des enseignements et le fait de devoir être proactif dans l'apprentissage m'ont permis de développer une grande autonomie et une approche appréciées dans mon domaine d'activité", explique Kamel, qui envisage de créer son entreprise lorsqu'il reviendra en France.

* On désigne par le terme "Big four" les quatre grands groupes mondiaux d'audit d'entreprises : PriceWaterhouseCoopers, Deloitte, Ernst & Young et KPMG.