Deux jours après l’ouverture de la nouvelle phase d’admission, Parcoursup a déjà subi quelques turbulences. A la plus grande frayeur des lycéens.

Après un premier bug informatique le 13 mars dernier lors de la clôture des vœux, Parcoursup a une nouvelle fois surchauffé. Mardi, les 810 000 lycéens inscrits sur la plateforme devaient attendre 18 heures pour découvrir les premières réponses tant espérées. 

Les élèves ont dû patienter quelques minutes voire quelques heures supplémentaires avant d’accéder au site qui s’est retrouvé saturé. Depuis mardi, d’autres bugs informatiques se sont ensuite multipliés mais tous ont rapidement été réglés.

Des mots de passe réinitialisés

En effet, si certains lycéens ont réussi à accéder à la plateforme sans trop de problèmes, d’autres sont restés bloqués sur la page d’accueil. Impossible pour eux de rentrer leur identifiant et leur mot de passe. D’après plusieurs témoignages sur Twitter, le site indiquait aux candidats que leurs codes étaient obsolètes. Hier encore, certains d’entre eux n’ont pas réussi à se connecter.

Des listes d’attente improbables

Autre bug : les listes d’attentes interminables. Plusieurs élèves de terminale ont témoigné de leur classement parfois étonnant sur les listes d’attente. Lorsqu’ils sont placés en attente dans une formation convoitée, les candidats peuvent connaître à la fois le nombre total d’élèves sur la liste ainsi que leur position. Mais certains sont parvenus à se retrouver bien au-delà des limites de la liste d’attente. Un défaut rapidement corrigé par le site selon Libération

L’année de césure de 8 000 candidats dévoilée

Une autre erreur date quant à elle d’avril dernier. Après la validation des vœux des candidats en mars, 3 000 formations ont eu accès à des informations qui auraient dû rester secrètes. D’après EducPro, ces données ont concerné 1 % des inscrits sur Parcoursup soit un peu plus de 8 000 élèves. Avec un point commun : la volonté de réaliser une année de césure à la rentrée prochaine. 

Or, certains candidats avaient également sélectionné d’autres formations au cas où ils changeraient d’avis. Si le ministère a rappelé aux établissements qu’ils ne devaient pas utiliser cette information pour sélectionner leurs futurs étudiants, certains lycéens ont tout de même été interrogés sur leurs ambitions futures. Sans aucun moyen de savoir s’ils ont bénéficié ou non d’un traitement différent par rapport aux autres candidats.

Des bugs qui n’en sont pas

Les lycéens ont également fait part de leur surprise concernant quelques anomalies sur le site. Un « oui » pour désigner un candidat sur liste d’attente, des dossiers encore en cours d’examen, des parcours en double-licence refusés… 

Ce que les lycéens avaient pris pour des « erreurs » sont en réalité tout à fait normales. Certains établissements n’ont pas encore pris le temps de sélectionner tous leurs futurs étudiants et les double-licences faisaient partie des quelques formations sélectives au même titre que les BTS, les DUT ou les classes préparatoires.