Dépassés les week-ends d'intégration, has-been les soirées du même nom : à l'ESGI, on fait se rencontrer les étudiants d'une toute autre manière, en mêlant le travail à la fantaisie.

Ils ont une semaine pour réaliser une vidéo humoristique, sur le thème de l'école. Pourtant, ils ne sont pas étudiants dans une école de cinéma, mais d'informatique, en l'occurrence l'ESGI. "Pour l'idée des vidéos, c'est vrai que l'on peut se poser la question, car les étudiants n'ont pas les pré-requis pour cela. Mais pourtant, ils devront s'organiser avec la méthodologie qui sera la leur lorsqu'ils auront des projets informatiques", explique Camille Tartakowsky, responsable de l'organisation de la semaine.

Une première pour ces jeunes, qui ne se connaissent pas... Et c'est bien là l'enjeu : faire connaissance entre petits nouveaux, et avec les "anciens" des années supérieures. "On est tous mélangés. On rencontre les nouveaux, mais aussi les anciens", se souvient Thomas Roccia, vainqueur de l'édition de l'an dernier.

Une ambiance studieuse et festive

Durant cette semaine d'intégration, il faut donc penser et réaliser une vidéo. "Il y a des contraintes. Tout d'abord, la vidéo ne doit pas excéder deux minutes. On note le rendu technique, mais nous sommes assez souples, car les étudiants apportent leur matériel. Il faut également qu'il y ait une interview et que le rendu soit humoristique. Mais la vidéo lauréate de l'an dernier n'avait pas d'interview, donc on peut échapper aux contraintes...", précise Camille Tartakowsky.

Tous les nouveaux sont tenus d'y participer. L'école d'informatique donnera une note pour le film, mais également le dossier de quatre pages que les premières années doivent faire sur leur expérience, les difficultés, les rencontres,... L'implication est donc importante !

Découverte et détente

Mais il faut aussi se détendre pour mieux s'appréhender. Des activités - et des apéros, nous a-t-on dit - ont été organisés, et ce afin de détendre l'atmosphère. "Le premier jour, ils étaient un peu apeurés par les gens qu'ils ne connaissaient pas. Mais, dès le deuxième jour, on a fait des activités, et c'est ça qui a déclenché l'effet de groupe. Pour eux, c'était devenu plus rigolo. Ensuite, nous avons eu affaire à des gens super motivés !", décrit Arnaud Zobec, président du BDE et coorganisateur de la semaine.

Et les motivés, ce sont aussi les "anciens". "En troisième année, certains ont été choisis comme "coachs". Un groupe se compose en effet de cinq étudiants et d'un coach. Ce dernier aide à aller dans la bonne voie pour mener à bien le projet, comme il le ferait pour un projet informatique", explique encore Arnaud Zobec.

L'humour est au rendez-vous

Au total, seize films, sélectionnés le matin même, seront projetés durant l'après-midi, à un jury composé de journalistes, partenaires chefs d'entreprise, d'un comédien,... mais également de Thomas Roccia. Car gagner une édition permet de juger l'année d'après. Mais ce qui est intéressant, c'est véritablement la semaine en elle-même. Une semaine qui peut ne pas être inutile par la suite... bien au contraire !

En effet, les vidéos tournées et projetées vont rester sur la Toile... Et l'expérience intense peut être un bonus, professionnellement parlant. "Ce n'est pas la victoire qui est un plus, c'est tout ce qui a été fait durant la semaine, que je peux mettre en avant", explique Thomas Roccia.

Et une semaine chargée pour étudiants et organisateurs, mais "ça valait le coup quand on voit leurs 'bouilles' bien heureuses", sourit Arnaud Zobec. Quant aux vidéos : un pastiche de "Bref", un "Zapping" présentant des "scandales" de l'école, une réunion pour préparer la vidéo elle-même, avec des propositions inattendues,... A l'ESGI, on ne "bizute" pas avec des méthodes d'un autre temps : on fédère véritablement des étudiants autours d'un projet commun, et d'une bonne humeur contagieuse. L'année semble bien partie, après un tel coup d'envoi !