A partir de 2019, les étudiants seront aussi évalués sur leurs compétences et leurs parcours professionnels. 

Après les études en soins infirmiers, le ministère de l’enseignement supérieur s’attaque aux études de médecine. Cette formation se découpe en trois cycles de trois ans chacun, le premier étant assez général. A partir de la quatrième année, les étudiants commencent à envisager leur spécialité telle que la chirurgie, la psychiatrie, la cardiologie, la pédiatrie ou encore la médecine générale. 

Avant de commencer l’internat et d’entrer dans leur domaine de prédilection, les élèves passent un concours, les épreuves nationales classantes (ECN). Jugé « rigide et inadapté » par le ministère, cet examen est source de stress pour les futurs médecins. Mais à partir de 2019, leurs expériences professionnelles seront également prises en compte dans le processus d’admission. 

Un examen déplacé en cinquième année

« Le gouvernement a décidé de faire évoluer les études médicales pour mieux former, mieux orienter et mieux insérer les futurs médecins. » Ainsi, c’est tout le rythme de la formation qui a été réorganisé. Désormais, les étudiants passeront un examen national non pas en sixième année mais un an plus tôt, à la fin de leur cinquième année. Lors de cette épreuve, ce sont principalement les compétences techniques qui seront évaluées.

Encourager l’année de césure

Ce nouveau calendrier permettra ensuite aux étudiants de consacrer leur sixième année aux stages. Tutorat, cursus recherche, formation à l’étranger… Chaque élève pourra ainsi choisir le parcours qui lui convient le mieux en fonction de son projet d’orientation. Le ministère espère également encourager les futurs médecins à prendre une année de césure « pour, peut-être, effectuer un master de santé publique ». 

Un plus dans leur dossier qui pourra être valorisé lors du bilan de fin d’année. Car suite à leurs différentes expériences, les étudiants seront désormais évalués sur leurs « compétences cliniques et relationnelles », des aptitudes qui étaient totalement ignorées et dont les initiatives étaient même jugées « défavorables » jusqu’à présent.

Prendre le temps de bien s’orienter

Ainsi, ces nouvelles modalités d’admission en internat devraient permettre d'accueillir des étudiants au profil varié. Dès leur deuxième année d’études, les élèves ne sont pas formés « à l’exercice de la médecine mais à obtenir de bons résultats aux ECN ». Stress, pression, compétition, les futurs soignants n’ont qu’un seul but, décrocher leur place en internat. 

Avec cette nouvelle formule, les étudiants auront plus de temps pour envisager leur spécialité et donc mieux s’orienter. Lors de leur sixième année, ils seront mieux accompagnés pour conforter leurs choix. En plus des expériences et des connaissances, le classement pourrait aussi tenir compte des parcours et des spécialités souhaités par les étudiants.