Nous sommes déjà en octobre, mais les weekends d’intégration (WEI) inquiètent encore, jusqu’au ministère de l’enseignement supérieur, qui lance une campagne de prévention aujourd’hui.

Dans les faits, les WEI sont des événements parfaitement légaux, à condition qu’ils respectent la loi. Le Parisien rappelle deux pratiques qui sont notamment interdites. Le bizutage est bien évidemment illégal. 

La loi le définit ainsi : « Le fait pour une personne, d'amener autrui, contre son gré ou non, à subir ou à commettre des actes humiliants ou dégradants lors de manifestations, ou de réunions liées aux milieux scolaires et socio-éducatifs. » Une interdiction qui s’applique également « en cas de consentement de personne ». 

Manuel de bonne conduite

Un deuxième abus est puni par la loi : les open-bars. Depuis 2009, il est en effet interdit de vendre de l’alcool en quantité illimité lors des WEI. 

« On est surtout là pour responsabiliser les étudiants et leur donner des conseils pour que tout se passe bien », précise le ministère au Parisien. Parmi les actions mises en place, un témoignage vidéo de Sébastien Marret, dont le frère est décédé lors d’un WEI il y a un an, sera diffusée sur les réseaux sociaux.

Une charte de bonne conduite sera également éditée et devra être signée par les associations étudiantes et les représentants d’universités. Egalement disponible en ligne, on y trouve des conseils pratiques, mais aussi « les clés pour que les organisateurs soient capables de mener ce genre d’événements correctement ».