Selon une étude du Boston Consulting Group réalisée auprès de 1.636 étudiants et jeunes diplômés de France, d’Allemagne et du Royaume-Uni, révéler sa sexualité en milieu professionnel serait redouté par un jeune LGBT français sur trois.

Le constat du baromètre « Les jeunes LGBT et le monde professionnel » est sans appel. Parmi la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni, les jeunes appartenant à la communauté LGBT restent sceptiques à l’idée de dévoiler leur orientation sexuelle en entreprise.

Un désavantage potentiel

Bien que l’enquête mette en lumière le fait que faire son « coming out » dans le monde du travail est de moins en moins perçu comme un risque par rapport aux années précédentes, 30 % des jeunes Français considèrent toujours la démarche comme un désavantage potentiel en 2017 contre 49 % en 2015. Au Royaume-Uni, ce chiffre atteint 33 % mais seulement 23 % chez nos voisins allemands.

1 jeune Français sur 10 ment sur sa vie privée

Le rapport témoigne aussi d’une certaine discrétion des jeunes Français à l’égard de leur vie privée, beaucoup plus palpable que chez leurs homologues allemands et britanniques.

« Vous venez juste de rejoindre votre nouvel employeur et votre superviseur direct vous invite à déjeuner pour mieux vous connaître. Après une discussion professionnelle, la conversation devient plus personnelle et il/elle vous demande (sans arrière-pensée) si vous êtes en couple. » Dans cette situation, 13 % des jeunes LGBT français, soit un sur dix, mentirait sur le genre de sa/son partenaire ou se déclarerait célibataire. Un comportement que l’on retrouve chez seulement 4 % des Allemands et Britanniques.

Des variations selon les secteurs d’activité

Sur l’ensemble des sondés, le secteur de la finance apparaît comme celui où les jeunes osent le moins assumer leur sexualité. Le secteur public, les médias, le luxe et la grande consommation sont, a contrario, considérés comme beaucoup plus « gay friendly » aux yeux la communauté LGBT.

Si le salaire reste pour les jeunes LGBT français le critère le plus décisif quant au choix de leur poste, 45 % d’entre eux estiment toutefois que les entreprises de l’hexagone sont en retard par rapport aux boîtes européennes concernant l’intégration de la diversité LGBT en milieu professionnel.