Plus de huit lycéens sur dix ont confirmé au moins un vœu sur Parcoursup.

Le ministère de l’Enseignement supérieur a publié, vendredi 20 avril, les premiers résultats de la nouvelle plateforme d’admission post-bac. Avec plus de six millions de vœux formulés pour 810 000 candidats, Parcoursup est un véritable succès selon Frédérique Vidal. Notamment chez les élèves de terminales de séries générale et technologique dont la quasi-totalité d’entre eux (99,4 % et 92,2 %) ont confirmé au moins un vœu sur Parcoursup. Tandis que les terminales préparant un bac professionnels sont à peine plus de 60 %. D’après l’étude, les filières sélectives auraient aussi particulièrement la cote : cette année, elles ont attiré 100 000 candidats supplémentaires par rapport à 2017.

Les filières sélectives privilégiées

En effet, en 2018, 623 825 lycéens ont formulé au moins un vœu en filière sélective (BTS, IUT, classe préparatoire, écoles), contre 543 168 en 2017. 

D’après le ministère, cette attractivité pour les filières sélective s’explique par la suppression des pastilles vertes. Ce dispositif, mis en place sur APB, permettait aux lycéens d’avoir obligatoirement un vœu en filière non-sélective pour leur garantir une place dans l’enseignement supérieur. 

D’où une augmentation spectaculaire cette année des vœux en IUT : les formations ont enregistré 25 % de candidats supplémentaires par rapport à 2017. Notamment parmi les bacheliers généraux (+ 41 %) et technologiques (+35 %). C’est également le cas du BTS qui attire 15 % de lycéens supplémentaires et des écoles d’ingénieurs (+ 16 %).

Répartition des vœux. © Ministère de l'enseignement supérieur Répartition des vœux. © Ministère de l'enseignement supérieur

Moins de candidatures dans les filières en tension

Cette nouvelle attractivité a d’ailleurs entrainé une baisse générale du nombre de candidatures dans les filières en tension. Cette année, seuls deux millions de vœux concernent les filières non-sélectives dont 700 000 pour les filières en tension. En droit, le nombre de candidatures a diminué de 18 %, tandis qu’en psychologie et en Paces, il s’est réduit de 2 %. 

Néanmoins, les Staps continuent à attirer toujours plus de bacheliers. La filière enregistre 17 % de demandes supplémentaires par rapport à 2017. Par ailleurs, l'ensemble des formations en apprentissage enregistre une hause spectaculaire du nombre de candidatures (+ 44 %).


Près de 100 % d’avis positifs

Des choix motivés par les avis des professeurs principaux. Début avril, les enseignants devaient évaluer le choix de leurs élèves sur la fiche Avenir. Une fiche ensuite remise aux universités pour sélectionner leurs futurs étudiants. « L’objectif de la fiche Avenir était de dépasser la note et de réfléchir aux motivations des élèves, à leurs points forts et leurs points faibles », explique Sophie Santraud, professeur de SVT. 

D’après le ministère, plus de 80 % des avis ont été jugés au minimum « assez satisfaisants », voire même « très satisfaisants » dans un tiers des cas. « Nous avons mis très peu d’avis réservés car les choix d’orientation ont été bien pensés », détaille Frédéric Simon, responsable du niveau terminale. « Seules les compétences réalisées en terminale ou les attendus de l’enseignement supérieur ont fondés mes avis réservés », poursuit le professeur d’histoire-géographie.

Avis des professeurs principaux. © Ministère de l'enseignement supérieur Avis des professeurs principaux. © Ministère de l'enseignement supérieur

Des appréciations favorables confirmées par les chefs d’établissement qui ont délivré des avis très satisfaisants dans 95 % des cas en moyenne.