Dans son « plan santé » présenté cette semaine, le gouvernement prévoit la création de 4 000 postes d’assistants médicaux accessibles à bac+1.

C’est l’une des principales nouveautés annoncées par Emmanuel Macron dans la présentation du plan santé du gouvernement : la création de 4 000 postes d’assistants médicaux. « Nous devons continuer à décharger les médecins d’actes qui peuvent être faits par d’autres », a argumenté le président de la république mardi 18 septembre. 

Pas des infirmiers

L’annonce de ce nouveau statut a notamment fait réagir l’Ordre des infirmiers. Celui-ci, au même titre que d’autres organisations, craint que ce nouveau statut empiète sur celui des infirmiers. Ce que dément la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF), à  l’origine de cette mesure : « Il s’agit bien d’un tout nouveau métier. Il n’est pas question d’avoir des infirmiers sur ce type de fonction, comme cela a pu être laissé entendre. »

Les fonctions de ces nouveaux professionnels de santé sont inspirées du travail des assistants officiant déjà en orthoptie, en ophtalmologie ou encore en dentaire, comme Jean-Paul Ortiz, président de la CSMF, l’explique au Monde.

La formation déjà pensée

La formation des assistants médicaux a même déjà été pensée. Celle-ci se fera « un an maximum, dès la sortie du bac », précise la CSMF. C’est donc beaucoup moins long que la formation d’infirmier, qui dure trois ans après le bac. 

Au programme de cette formation courte, l’apprentissage des gestes pratiques (prendre la tension , mesurer ou peser un patient) ou encore des notions de nettoyage et stérilisation de matériel. Au quotidien, les assistants médicaux auront également des missions d’accueil et de secrétariat (prises de rendez-vous, etc.).

Par ailleurs les postes d’assistants médicaux seront ouverts aux aides-soignants et secrétaires médicaux sous condition de suivre une formation complémentaire.