La France et le Canada ont signé le 16 mai dernier un nouvel accord. Le deal est simple : inciter les professeurs de français langue étrangère à enseigner Outre-Atlantique afin d’encourager les étudiants canadiens à venir étudier au sein des universités françaises.

Les responsables universitaires français et canadiens se sont entendus, le 16 mai dernier, à Ottawa autour d’un accord visant à renforcer la relation entre les deux pays en matière d’éducation. Davantage de professeurs de français au Canada, pour plus d’étudiants canadiens dans les facs françaises, telles sont les grandes lignes de cet accord.

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« Besoin croissant d’enseignants de langue française »

Les trois signataires de l’accord, la Conférence des présidents d’université (CPU), l’Association des collèges et universités de la francophonie canadienne (ACUFC) et Universités Canada ont assuré que grâce à « une formation complémentaire dans une université canadienne », ces enseignants spécialisés pourront rejoindre des écoles primaires et secondaires canadiennes. « Cette initiative répond au besoin croissant d’enseignants de langue française au Canada », se sont justifiées les entités à l’origine de l’initiative.

Maintenir l’enseignement en français dans des provinces anglophones

L’autre objectif de cette alliance universitaire, qui vise à faciliter la mobilité des étudiants canadiens vers la France, s’inscrit aussi dans une logique économique. Le Canada s’emploie en effet à conserver un flux migratoire important, d’en moyenne 300 000 immigrés annuels, selon Le Monde.

Seulement, moins d’un quart de la population canadienne est francophone et l’immigration économique pourrait encore faire diminuer ce chiffre. En maintenant l’enseignement en français dans des provinces où les populations anglophones sont largement majoritaires, la France et le Canada espèrent inverser cette tendance.