Selon les statistiques de la Confédération des écoles françaises d’ingénieurs (Cdefi), la part d’élèves ingénieurs en apprentissage continue d’augmenter en 2017.

Ainsi, 22 544 jeunes ont alterné école et entreprise en 2017, ce qui représente 15,5 % du total d’étudiants en écoles d’ingénieurs, contre 14,9 % en 2016 (20 901 apprentis). Cette part est en continuelle augmentation depuis 2006. A l’époque, les écoles d’ingénieurs ne totalisaient que 7 891 apprentis, soit 7,8 % de l’effectif étudiant. 

« Ouverture à un public différent »

« Le nombre d’apprentis préparant un diplôme d’ingénieur a augmenté de 42 % en cinq ans et a été multiplié par 2,5 en 10 ans », fait remarquer la Cdefi dans son rapport mensuel.

Jean-Louis Allard, directeur de l’école d’ingénieurs du Cesi et chargé de mission alternance au sein de la Cdefi, rappelle qu’à l’origine, l’apprentissage permettait « une ouverture à un publique différent » venant de BTS ou DUT et « de contribuer à la dynamique des territoires ». Et après le « gros boom récent », il se félicite que « presque toutes nos écoles (de la Cdefi, NDLR) proposent de l’apprentissage aujourd’hui ». L’ambition de la confédération est désormais d’atteindre « 25 % d’apprentis d’ici quelques années ». 

Toujours peu de femmes étudiantes

Pourtant, les écoles d’ingénieurs butent encore sur le même point : la féminisation des amphis. « Au 31 décembre 2017, on recense 18 % de femmes dans l’effectif d’apprentis préparant un diplôme d’ingénieur » reconnaît la Cdefi. A titre de comparaison, la totalité des élèves-ingénieurs comptent 28,2 % de femmes, tandis qu’elles représentent 38,2 % de la totalité des apprentis.

« La féminisation des effectifs dans les écoles d’ingénieurs reste plus lente dans les formations par apprentissage, notamment lorsqu’elles sont orientées vers le domaine de la production », observe le rapport.