En 2016-2017, la France comptait 2 609 700 étudiants.

Le baby-boom des années 2000 laisse des traces dans l’enseignement supérieur : les étudiants sont de plus en plus nombreux en France. Ces cinq dernières années, leur nombre a augmenté de 225 000, soit beaucoup plus que les cinq années précédentes (+ 97 000). 

Avec une nouvelle hausse annuelle de 2,3 %, les établissements français comptaient 2 609 700 étudiants en 2016-2017, selon les derniers chiffres rendus public dans une note du ministère de l’enseignement supérieur. Comme les années précédentes, c’est à l’université que sont inscrits la majorité des étudiants (62,2 %).

Ecoles d'ingénieurs et de commerce au top

Si les inscriptions en licence sont toujours plus nombreuses (+2,8 %), l’une des formations qui attire le plus reste le cursus d’ingénieur. Sur un an, les effectif des écoles d’ingénieurs ont progressé de 11,6 %, et ont été multiplié par trois en 25 ans. Malgré des frais de scolarité qui peuvent être très élevés, les écoles de commerce enregistrent également une hausse plus forte que la moyenne (+ 5,3 %). 

Parmi les formations qui séduisent moins, on retrouve les classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE). Si les prépas commerce (+0 ,8 %) et sciences (+ 0,9 %) subissent une augmentation modérée et plus faible que la moyenne nationale, les effectifs des prépas littéraires sont en déclin (- 0,8 %).

Inégalités sociales

La tendance de ces dernières décennies se confirment de nouveau : plus d’un étudiant sur deux est une femme. En 2016-2017, les filles représentent 55,1 % des effectifs totaux mais de manière très inégale selon les formations : elles sont plus de 80 % en paramédical et social, plus de 60 % en médecine ou en lettres, mais mois de 40 % en Staps et seulement 26,9 % en formations d’ingénieurs.

© MESNR © MESNR

En outre, les inégalités sociales sont encore présentes dans l’enseignement supérieur français. Une majorité d’étudiants (35 %) sont enfants de cadres, contre seulement 15 % d'enfants d’employés et 12 % d'enfants d’ouvriers. Un clivage encore plu visible dans les écoles sélectives et « prestigieuses », comme les CPGE, les écoles d’ingénieurs ou les ENS. 

© MESNR © MESNR

Enfin, le nombre d’étudiants étrangers est lui aussi en augmentation (+ 4,6 %). Ils représentent 12,4 % de l’effectif total d’étudiants en France métropolitaine et d’Outre-mer.