Dès la rentrée 2018, les universités devront être dotées d’une cellule d’écoute pour les victimes de violences sexistes et/ou sexuelles.

Le plan contre les violences sexistes et sexuelles dans l’enseignement supérieur est sur les rails. Lundi 19 mars, Frédérique Vidal et Marlène Schiappa ont inauguré la première cellule d’accueil et d’écoute des victimes de violences sexistes et/ou sexuelles à l’université Paris Dauphine. Lancé le 4 décembre 2017, le plan a pour but d’alerter en encourageant les étudiantes à sortir de leur silence.  

Toutes les universités concernées

« Il faut que ces messages résonnent dans tous les campus, toutes les écoles », affirme Frédérique Vidal, ministre de l’enseignement supérieur. En effet, l’objectif du gouvernement est de créer des cellules d’écoute « opérationnelles » dans tous les établissements d’ici la rentrée 2018. 

Les victimes pourront ainsi être accompagnées et soutenues dans des structures adaptées. Une démarche indispensable selon la ministre : « Qu’on le veuille ou non, être victime, c’est (…) douter du fait que l’on sera entendu et parfois avoir peur que parler soit finalement pire que de ne pas parler. »

« A l’université, les violences sexuelles ne sont pas au programme »

En plus des cellules d’accueil, d’autres mesures sont également prévues. Fin mars, la campagne « Stop aux violences sexistes et sexuelles dans l’enseignement supérieur » sera diffusée dans les universités. 

Affiche de la campagne contre les violences sexistes et sexuelles. © Twitter ministère de l'égalité femmes-hommes Affiche de la campagne contre les violences sexistes et sexuelles. © Twitter ministère de l'égalité femmes-hommes

Harcèlement, insultes, viol, lors des soirées étudiantes, pendant les cours ou dans les transports en commun, la campagne de prévention tente de sensibiliser les jeunes sur la réalité des violences. Des comportements qui « constituent une entrave au développement des compétences et des talents qui sont la mission même du service public de l’enseignement supérieur », détaille Frédérique Vidal. 

Affiche de la campagne contre les violences sexistes et sexuelles. © Twitter ministère de l'égalité femmes-hommes Affiche de la campagne contre les violences sexistes et sexuelles. © Twitter ministère de l'égalité femmes-hommes

De plus, d’ici 2020, le gouvernement doit dresser un état des lieux de ces violences dans l’enseignement supérieur et former le personnel des établissements pour « mieux repérer le harcèlement ».

Un combat national

Mais ce plan ne concerne pas seulement les universités. D’après Marlène Schiappa, il s’agit d’un « combat culturel que nous devons mener par tous et partout ». 

La secrétaire d’Etat chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes doit d’ailleurs présenter ce mercredi 21 mars son projet de loi contre les violences sexistes et sexuelles au conseil des ministres. Notamment concernant la majorité sexuelle à 15 ans, l’allongement du délai de prescription pour les crimes sexuels sur les mineurs et les sanctions liées au harcèlement de rue et au cyberharcèlement.