« Faire confiance à la jeunesse, c’est lui permettre de s’engager. » Ces mots de François Hollande, prononcés lundi 11 janvier 2016, lors de ses vœux adressés à la jeunesse et aux forces de l’engagement, symbolisent sa volonté de miser sur la jeune génération. Pour cela, il préconise, entre autre, la généralisation du service civique.

Pour les jeunes de 16 à 25 ans

Ouvert aux jeunes de 16 à 25 ans, cet engagement au service de l’intérêt général a recruté 85 000 volontaires ces cinq dernières années. Le Président souhaite l’étendre à 350 000 jeunes par an d’ici trois ans, puis à toute une génération d’ici 2020. Il ne lésinera pas sur les moyens, puisque le budget alloué au service civique passera de 300 millions d’euros en 2015 à plus d’un milliard en 2018. 

Dans ce souci de généralisation, François Hollande a annoncé que « les formations alternance et en apprentissage pourront s’exercer dans le cadre d’un service civique ». L’idée est que « les jeunes qui le souhaitent puissent effectuer une forme de service civique tout en poursuivant leurs études. » Concrètement, le jeune est en mission de service civique trois jours par semaine (soit environ 21h) pour réaliser des missions identiques et dans les mêmes conditions que celles d’un volontaire engagé à temps plein. Les deux autres jours, il bénéficie d’un parcours personnalisé dans un établissement scolaire.

Un tuteur pour chaque engagé

L’Education nationale mettra un tuteur à disposition de chaque jeune engagé, qui l’accompagnera dans son parcours pendant toute la durée du service civique. A la fin de sa mission, il aura la possibilité de reprendre sa scolarité, d’obtenir une qualification professionnelle en lycée professionnel, en contrat d’apprentissage ou en contrat de professionnalisation ou d’entrer dans la vie active.