Quoi de mieux pour apprendre une langue que de partir la pratiquer, en immersion, à l’étranger ? Selon l’âge et le niveau d’études, différentes formules de séjours linguistiques sont proposés par les organismes spécialisés. 

Trente ans après la création du programme d’échanges Erasmus, les séjours linguistiques ont toujours autant la cote, et ont même su s’adapter à un nouveau public, plus jeune, de lycéens.

« Selon que l’étudiant soit mineur ou majeur, on n’a pas le même panorama de séjours », confirme Kseniya Yasinska, déléguée générale de l’Unosel (Union nationale des organisations de séjours éducatifs, linguistiques et de formation en langue). Les élèves les plus jeunes, qui sont plus difficilement autonomes, optent généralement pour un séjour encadré

Des séjours intensifs pour préparer le bac

On distingue deux types de voyages : l’intensif et le ludique. Dans le premier cas, les élèves sont hébergés en famille d’accueil ou en dortoir et ont cours de langue le matin et l’après-midi. Une formule idéale « pour préparer le bac, ou un examen d’entrée en école, comme le Toeic », indique Kseniya Yasinska. Comme ils préparent des examens, ces voyages se déroulent le plus souvent en cours d’année, « pendant les petites vacances », selon la déléguée de l’Unosel, qui précise néanmoins qu’il y a très peu d’offres durant la période de Noël

L’autre type de séjour linguistique apprécié des lycéens combine cours le matin et activités l’après-midi. Qu’elles soient sportives ou culturelles, ces activités sont encadrées dans la langue du pays et peuvent être des initiations ou des perfectionnement à une discipline particulière. « On voit aussi des programmes de sports extrêmes ou spécialement conçus pour de jeunes entrepreneurs », n’oublie pas Kseniya Yasinska. 

Plus rarement, il est également possible de prendre une année sabbatique pendant le lycée pour partir suivre une année entière de scolarité dans un autre pays, avec « l’objectif est de revenir bilingue », affirme Mme Yasinska. Dans ce cas, les élèves doivent passer un accord avec leur établissement français et, le plus souvent, ils reprennent leur scolarité en France là où ils l’avaient arrêtée. 

Des aides pour alléger le budget

Une fois majeur et étudiant, les possibilités de voyage diffèrent. A cet âge, il devient beaucoup plus facile de partir hors période de vacances scolaires, pour plusieurs semaines ou plusieurs mois et en autonomie. Et qu’on veuille étudier, s’amuser ou travailler, il y en a pour tous les goûts : séjour au pair, cours intensifs, volontariat humanitaire ou environnemental, combinaisons de cours et jobs étudiants, etc.

Choisir la bonne formule dépend donc non seulement de l’âge de l’étudiant, mais également de son projet, de son autonomie et de sa maturité. Bien sûr, le montant n’est pas à négliger. « Le budget minimum pour un séjour d’une semaine tout compris est d’environ 700 € » indique sans hésitation la représentante de l’Unosel. Mais plus on choisit un séjour en autonomie, plus il est facile de faire des économies, par exemple sur le transport ou l’hébergement.

Comparer les offres

Avant de se lancer, l’Unosel conseille de comparer les offres selon plusieurs points : le volume horaire, le nombre d’étudiants par cours, le confort de l’hébergement et sa distance par rapport à l’école, le transport, les assurances, etc. 

En cas de budget trop serré, il existe des solutions pour faire baisser les coûts. La plupart des organisme acceptent les bons de vacances, ou ont des partenariats avec les comités d’entreprises des parents. Des aides et bourses spéciales séjours linguistiques sont aussi possibles, à commencer par Erasmus+, mais également des aides de collectivités locales comme les départements et régions ou des missions locales. En outre, certaines mairies proposent des voyages à coût préférentiel.