Chaque année, de nombreux étudiants décrochent dès leur première année d'enseignement supérieur, suite à une erreur d'orientation. Ils peuvent cependant se réorienter et opter pour une filière plus adaptée.

Le décrochage dans une filière est le plus souvent imputable à une erreur d'orientation. Un élève moyen dans une voie peut en effet se révéler brillant dans une autre. Il ne faut donc pas hésiter à envisager une réorientation le plus tôt possible. D'autant plus que la profusion des formations dans le supérieur est un terrain propice aux erreurs d'orientation.

Les bacheliers en réorientation se verront ainsi proposer plus de 11 000 formations, sans compter celles dont l'inscription ne passe pas par ce site internet, telles que Sciences Po Paris, l'université Dauphine ou certaines écoles de commerce et d'art. La méconnaissance des exigences du supérieur et le refus dans les formations sélectives poussent notamment certains étudiants à s'inscrire par défaut à l'université.

Les filières les plus touchées par le décrochage

La faculté fait partie, par conséquent, des formations les plus touchées par le décrochage. "Sur 100 nouveaux bacheliers qui s'inscrivent en première année de licence, 43 passent l'année suivante en seconde année, 29 redoublent, 9 se réorientent, et 19 arrêtent leurs études", précise un rapport du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, en date de 2013.

En outre, le décrochage en première année de licence affecte davantage certaines catégories d'étudiants : 9 % des bacheliers généraux sortent de l'enseignement supérieur sans diplôme, contre 29 % des bacheliers des filières technologiques et 56 % des bacheliers issus du professionnel.

De leur côté, les filières sélectives tentent de ne retenir que les profils à même de répondre aux exigences de leur scolarité. Pour autant, elles n'échappent pas non plus à des situations d'échec parmi leurs étudiants. En BTS, les bacheliers généraux affichent ainsi un "taux de décrochage" de l'ordre de 17 %, qui monte à 26 % pour les bacs professionnels et jusqu'à 46 % pour les bacs technologiques !

Les dispositifs de réorientation

Quel que soit le type de formation suivie, il est important d'envisager, en cas de trop grandes difficultés, une réorientation le plus tôt possible... et, idéalement, dès la fin du premier semestre !

Les formations sont heureusement de plus en plus nombreuses à mettre en place des dispositifs de réorientation. Les unités de formation et de recherche (UFR) de médecine, par exemple, ont organisé des passerelles permettant à leurs étudiants d'intégrer directement une deuxième année de licence scientifique ou de droit. Encouragées par le plan "Réussir en Licence", certaines universités offrent également la possibilité de se réorienter dès la première année de licence vers un IUT ou une licence professionnelle.

Les BTS ont quant à eux été réformes. Objectif affiché : augmenter les taux de réussite dans ces filières, notamment pour les bacheliers professionnels. Dans les années à venir, on devrait voir s'y multiplier les possibilités de passerelles avec d'autres cycles d'études. Les lycées proposant des BTS sont en effet encouragés depuis 2011 à multiplier les partenariats avec les établissements d'enseignement supérieur. Enfin, la réforme prévoit un accompagnement individuel renforcé des étudiants, ainsi qu'une meilleure information sur les débouchés de chaque BTS.

Bref, pas de panique : de plus en plus de solutions existent, et ces premiers pas dans l'enseignement supérieur ne seront pas un échec, dans la mesure où ils auront permis de redéfinir ses projets scolaires et professionnels, en dégageant ses points forts et ses points faibles.

Dernière mise à jour : 7 janvier 2015