Malgré une légère amélioration, les femmes continuent de gagner moins que les hommes et sont toujours moins représentées dans les postes à responsabilités.

En France, les femmes gagnent encore 18,4 % de moins que les hommes. Selon la dernière étude sur les salaires dans le privé de l’Insee, parue le 12 octobre dernier, les hommes gagnaient, en 2015, 2 438 € nets par mois, contre 1 986 € pour les femmes. Le salaire moyen des salariés du privé, toutes populations confondues, s’établit à 2 250 € nets mensuels.

Légère baisse de l’écart

Si l’écart reste important, il est cependant en baisse de 0,1 point. Entre 2014 et 2015, le salaire des femmes a en effet légèrement plus progressé que celui des hommes : 1,2 %, contre 1,1 %. « Cette baisse tient en partie à une hausse de la part des femmes parmi les cadres, catégorie la mieux rémunérée en moyenne, au détriment de la part des employés », expliquent les auteurs de l’étude. 

Ils notent également qu’entre deux profils similaires (secteurs d’activité, âge, catégorie socioprofessionnelle, taille de l’entreprise, temps complet ou partiel), l’écart de salaire entre un homme et une femme est plus bas, de 9,3 %, et qu’il se réduit plus vite : -0,3 % entre 2014 et 2015.

Inégalités plus marquées chez les gros salaires

Les inégalités salariales entre hommes et femmes dépendent également du poste et des qualifications. En gros, plus les salaires sont élevés, plus les écarts le sont aussi. Ainsi, l’écart de salaire entre les sexes passe de 7,2 % pour le premier décile (les 10 % qui touchent le moins) à 21,1 % pour le 9e. Il atteint même 33,5 % pour le 99e centile (1% des salariés les mieux payés).

Seul motif de satisfaction : « Même si les femmes restent moins rémunérées que les hommes, l’évolution de leur échelle des salaires est, en 2015, plus favorable à tous les niveaux que celle des homme. »

Les hommes ont de meilleures conditions d’emploi

Les inégalités observées dans l’emploi ne se limitent pas au salaire. Les conditions d’emploi sont également favorables aux hommes, qui sont plus nombreux être en salarié en CDI à temps complet

L’étude l’observe en comptant le nombre de salariés qui n’avaient pas changé d’établissement ni de contrat entre le 1er janvier 2014 et le 31 décembre 2015. Parmi eux, 63 % sont des hommes, alors qu’ils représentent 59 % de l’ensemble des salariés du privé.