Romain Giraud, étudiant en deuxième année du Programme Grande Ecole de Grenoble Ecole de Management (GEM), a décidé d'opter pour un job d'été d'un mois à Tokyo, au Japon. Retour sur son expérience.

"De partir à l'étranger, ça n'a pas été du tout volontaire de ma part, même si cette possibilité m'avait été soufflée par un professeur de classe prépa... C'est vraiment une opportunité qui s'est présentée à moi, qui ne cherchais qu'un job d'été bien payé", tient immédiatement à mettre au point Romain Giraud. Cette opportunité s'est en effet présentée en 2011 "d'une vague connaissance de connaissances de la famille" qui, chaque été, prend un étudiant français dans un de ses restaurants japonais, qu'il a ouverts il y a quelques années.

"L'hospitalité des Japonais est loin d'être un cliché"

Au final, après quelques heures de réflexion, Romain Giraud décide de se lancer dans l'aventure, et de faire son job d'été à l'étranger. "Je travaillais tous les jours, à ma demande, de 16h30 à minuit, ce qui me laissait du temps durant la journée pour visiter Tokyo, seul ou en étant accompagné. J'ai ainsi quadrillé et visité toute la ville", explique le jeune étudiant, actuellement en deuxième année à Grenoble Ecole de Management.

"J'ai été logé, nourri, et n'ai quasiment eu à payer que le billet d'avion", précise Romain, qui a navigué de la plonge au service dans le restaurant... "Je parlais un peu anglais avec certains clients et une partie de l'équipe. Pour le reste, cela passait soit par des gestes, soit par des sourires... Si cela ne fonctionnait pas, j'appelais un autre serveur mais, dans 99,9 % des cas, les gens étaient contents d'être servis par un Français", se souvient le jeune homme, qui a apprécié avant tout "l'hospitalité des Japonais, qui est loin d'être un cliché".

"Ça a marqué le début de ma vie d'étudiant à l'étranger"

"Au final, cette expérience m'a beaucoup servi pour mes oraux aux écoles de commerce, ce qui était le but premier. D'autant que c'était la première fois que je partais seul, avec mon sac... Surtout, ça a marqué le début de ma vie d'étudiant à l'étranger puisque, depuis, j'enchaîne les voyages, que ce soit à New York, à Toronto... J'ai ainsi visité des tas de pays sur le même principe de travailler sur place pour visiter. Car, dans tous les cas, que ce soit positif ou négatif, c'est toujours très instructif !", détaille Romain Giraud.

Et de conclure : "Ce job d'été m'a enlevé toute appréhension et m'a véritablement donné envie de partir à l'aventure, sans se poser la question de savoir comment on va s'adapter une fois sur place."