Si les jeunes sont adeptes des soirées qui peuvent durer jusqu'au bout de la nuit, certains, plus studieux, utilisent ces horaires pour travailler. Mais, alors qu'ils veulent avancer un maximum en révisant ou en peaufinant un projet, ils "détruisent" en réalité peu à peu leur cerveau, selon des chercheurs suédois.

En ce début d'année, les bonnes résolutions sont de mise. Une en particulier devrait être prise par les étudiants : éviter les nuits blanches pour réviser. Le phénomène est en effet bien connu des jeunes : on repousse les révisions pour s'y consacrer au dernier moment, une nuit entière avant le jour-j, en cumulant les tasses de café... Les lendemains sont parfois difficiles, mais les jeunes s'en remettent vite. Enfin, c'est ce qu'ils croient ! Car l'organisme, lui, est modifié en profondeur suite à de telles pratiques. En effet, selon des scientifiques suédois, les nuits blanches ont un effet très néfaste pour le cerveau.

Nuit blanche et lésions cérébrales, mêmes effets

Des chercheurs en neurologie de l'université suédoise d'Uppsala, qui ont réalisé l'étude sur le cerveau, ont en effet constaté qu'une nuit blanche avait les mêmes conséquences sur l'organisme qu'un grave trouble neurologique ! En analysant le sang prélevé un matin chez 15 jeunes hommes en bonne santé - certains ayant dormi 8 heures, d'autres pas du tout - les scientifiques ont noté une hausse de 20 % de la concentration d'énolase spécifique des neurones et de la protéine S-100B chez les jeunes qui n'ont pas dormi.

Une hausse normalement constatée en cas de... lésions cérébrales ! "Un manque de sommeil peut favoriser les processus de neurodégénérescence", affirme ainsi Christian Benedict, le coordinateur de l'étude. "Une nuit à bien dormir pourrait être d'une importance critique pour le maintien de la santé du cerveau", ajoute-t-il.

Le sommeil, un besoin essentiel

Le caractère essentiel du sommeil est connu depuis longtemps, et les jeunes feraient bien de se remémorer du proverbe "qui dort dîne" ! En effet, une précédente étude, publiée en octobre dernier par la revue américaine Science, indiquait que le sommeil permettait au cerveau de nettoyer plus rapidement les toxines qui y étaient présentes. Chose importante puisque l'une de ces toxines, la bêta-amyloïde, favoriserait la maladie d'Alzheimer !

Et un bon sommeil permet également de mieux mémoriser... Rien de tel, donc, qu'une bonne nuit - soit 8 heures de sommeil en moyenne - avant les examens !