Une étude publiée par deux chercheurs français de l'Inserm 975 "Centre de recherche en neurosciences de la Pitié Salpétrière" démontre que le seuil de fatigue, durant des révisions ou au cours d'un examen, varie suivant la motivation.

Comment, au cours de révisions ou durant un examen, le cerveau décide-t-il qu'il est temps de faire une pause ? Florent Meyniel et Mathias Pessiglione, de l'unité Inserm 975 "Centre de recherche en neurosciences de la Pitié Salpétrière" (Inserm - Université Pierre-et-Marie-Curie), se sont posés cette question, et viennent de publier une étude à ce sujet, qui a été reprise dans la revue PNAS.

Il en ressort que le cerveau décide ou non de maintenir l'effort en fonction des bénéfices à tirer et des coûts que cela implique. Surtout, les deux chercheurs insistent sur le fait que le seuil de fatigue varie en fonction de la motivation.

Être stimulé pour repousser ses limites

Le cerveau est en effet en mesure de "repousser ses limites" en cas de stimulation. Pour aboutir à cette conclusion, les deux chercheurs sont partis de l'hypothèse qu'un signe cérébral de fatigue déclenche la décision d'arrêt de l'effort, et ont mis en place un test réalisé sur 39 personnes volontaires. Ces derniers devaient serrer une poignée de force en échange d'un paiement proportionnel à la durée de l'effort.

Il est d'ailleurs intéressant de noter également que la perspective d'un "gain monétaire important permet de repousser littéralement les limites, c'est-à-dire d'élever le seuil de fatigue à partir duquel le cerveau déclenche la pause, au risque d'épuiser ses ressources", explique Mathias Pessiglione.