De plus en plus d'élèves de première et de terminale utilisent internet comme outil de révision. Orientations revient sur les différents supports numériques qui peuvent présenter un intérêt pour préparer le bac.

Les jeunes sont toujours plus connectés. Selon l'Insee, en 2014, 9 jeunes sur 10, âgés de 13 à 24 ans, utilisaient Internet tous les jours ou presque. Par ailleurs, 90 % d'entre eux étaient inscrits sur un réseau communautaire. C'est donc sans surprise qu'un nombre croissant d'élèves se connecte à internet pour étudier, sur ordinateur, tablette ou smartphone. Et le baccalauréat n'échappe pas à la règle.

Trouver de bonnes adresses sur la toile

Si le web regorge de sites bien pensés pour réviser, développer son argumentation et travailler sérieusement, des informations erronées ou non vérifiées sont souvent  publiées. « Le risque est de s'y perdre », confie ainsi Evelyne Delorme, ancienne professeure d'histoire-géo et d'économie, qui a créé le site de révisions cours-seko.fr. Il est donc vivement conseillé de travailler à partir de sites spécialisés dans l'éducation et d'éditeurs parascolaires : annabac.com, defibac.fr, maxicours.com...

« Depuis le début de l'année, je m'entraîne régulièrement sur les sujets des années précédentes, mis en ligne sur certains sites. C'est très pratique et surtout gratuit », explique Morgane, élève en terminale S.

Si la majeure partie de ces portails internet reste classique, tant dans le contenu (annales, conseils, résumés...) que dans la conception, certains tels que Afterclasse.fr, misent davantage sur le côté virtuel et ludique. Ils restent néanmoins des outils de révision à part entière.

A ce titre, Afterclasse.fr, gratuit, a été développé comme un jeu vidéo, avec des récompenses (médailles, badges...) obtenues grâce aux bonnes réponses, et propose même un logiciel d'intelligence artificielle avec un suivi et des exercices adaptés à son niveau.

Des outils qui ne sont pas sans rappeler l'essor des MOOC, ces « cours en ligne massifs et ouverts ». Certains ont d'ailleurs vu le jour pour réviser le baccalauréat.

Réseaux sociaux : des aides en ligne

Si étudier sur internet est une tendance qui a été lancée depuis quelques années, de plus en plus d'élèves passent désormais par le web 2.0 pour réviser. D'après une enquête publiée en 2014 par l'institut Harris Interactive, 97 % des 15-25 ans se déclarent socionautes, c'est-à-dire des internautes utilisant activement au moins un réseau social. Chiffre encore plus marquant, d'après une étude de Médiamétrie, près d'un quart des 13-24 ans est enregistré sur plus de quatre réseaux sociaux différents.

Les réseaux sociaux permettent en effet d'étudier, mais également d'échanger, de discuter, de s'entraider, de se rassurer et de trouver des réponses aux moindres interrogations. Des groupes - plus ou moins sérieux – voient le jour sur Facebook.

De son côté, Twitter est moins utilisé par les élèves, mais les initiatives des enseignants sont bien plus nombreuses. Laurence Juin, professeur d'histoire-géo au lycée Pierre-Doriole à La Rochelle, interroge ainsi régulièrement les élèves qui la suivent en 140 signes. « Cette utilisation du web décloisonne la classe : l'enseignant entre facilement en communication et en interaction avec ses élèves en-dehors du temps de cours », écrit-elle sur son blog.

Par ailleurs, grâce à certains hashtags tels que #Bac2015, élèves, enseignants et autres utilisateurs peuvent s'échangent des liens utiles, des ressentis ou des informations importantes. Des millions d'internautes sont sur Twitter : cela peut donc être un bon moyen de poser quelques questions.

Smartphone : le boom des applications

Dernière tendance à la mode : il est possible de réviser son bac sur son téléphone... du moins, sur son smartphone. Des centaines d'applications à télécharger ont en effet été créées.

« Ces applications m'ont été très utiles pour préparer les questions à choix multiples (QCM), et pour réviser dans les transports en commun », confie Marin, étudiant en licence AES, qui a obtenu son bac ES avec mention « bien », en révisant notamment sur son portable.

Ces applications permettent également de gérer son agenda, car beaucoup de jeunes peinent à s'organiser.

Dernière mise à jour : 20 mars 2015