L’épreuve de mathématiques est l’une des plus difficiles du bac. Elle demande non seulement de bien connaître ses notions, mais surtout de comprendre dans quels cas les utiliser. Car le jour de l’épreuve, c’est avant tout votre « culture scientifique » qui sera évaluée.

C’est l’épreuve reine du baccalauréat scientifique, mais aussi une étape très importante dans la semaine d’examens des autres séries générales ou technologiques : les mathématiques. Franck Hialé, professeur de maths au lycée Saint-John-Perse de Pau (64) définit ainsi son métier : « On fournit aux élèves une culture scientifique qui leur sert à résoudre un problème. »

Voir les maths dans leur globalité

Aussi prévient-il : le secret pour le baccalauréat de mathématiques, c’est de comprendre le sens de cette matière. Pourquoi fait-on des maths ? A quoi sert telle ou telle notion ? « Tout est lié ! assène Franck Hialé. Au cours des exercices, on retrouve toujours tous les pans du programme. »

Concrètement, le jour de l’épreuve, on ne vous demandera pas d’étaler vos connaissance en suites dans un exercice, puis en calculs de dérivées dans un autre et en intégrations dans un suivant. Au contraire, vous serez amené à utiliser différentes notions acquises au cours des années de lycées pour la résolution d’un seul et même problème. En somme, réviser et préparer l’épreuve de maths, « ce n’est pas seulement refaire des exercices ou faire du bachotage : il faut aussi essayer de donner un sens à ce qu’on apprend ».

Relire le programme de première

Pour cela, il vous faut comprendre dans quel cas utiliser quels éléments du cours. Lors de vos révisions, vous devrez donc impérativement revenir sur toutes les notions apprises, jusqu’à celles de première, qui pourraient vous être très utiles le jour de l’examen. 

« Pour se rassurer, beaucoup d’élèves lisent des bouquins et utilisent des banques d’exercices », constate Franck Hialé, qui conseille plutôt de « prioriser ce qui a été vu en cours », car ce sont ces notions qui ressortiront le jour de l’examen. Conclusion : « Impossible de faire d’impasse ! » prévient le prof de math. Autre conclusion : compte tenu de l’épaisseur du programme, notamment en série S, ce travail doit forcément s’échelonner sur l’année scolaire.

Pour ceux qui attaquent leurs révisions pendant les vacances de printemps, « c’est trop tard pour s’entraîner à refaire des exercices ». Franck Hialé recommande plutôt de « revoir d’anciennes parties du programme, voire certaines vues en première, car elles peuvent être indispensable lors d’un problème ».

Tout travail de recherche est valorisé

Le jour de l’épreuve, deux choses sont prioritairement valorisées : les compétences mathématiques et le travail. « Même si on n’y arrive pas, il faut faire quelque chose », conseille Franck Hialé. En tant que correcteur, on lui demande en effet de « valoriser tout travail ». C’est pourquoi « l’écrit est important, pour montrer au correcteur que vous savez faire quelque chose ». Ainsi, même si le résultat final est faux ou incomplet, vous gagnerez des points car « la démarche de recherche est valorisée »

Ces points grapillés peuvent s’avérer très précieux, notamment pour ceux qui ont choisi de faire des maths une spécialité. Dans cette épreuve à gros coeff, la spé compte pour 25 % de la note (les 75 % de l’épreuve sont identiques avec celle des candidats hors spécialité). Pour Franck Hialé, cette spécialité est à « envisager comme les autres exercices ». A savoir : « commencer par là où on est le plus à l’aise », pour se mettre en confiance.

La confiance, c’est aussi ce qui permettra de ne pas se réfugier sur la calculatrice pour chaque calcul. « Pendant l’épreuve, la calculatrice est indispensable, mais il faut aussi savoir se faire confiance et ne l’utiliser que pour vérifier son travail. »