Un peu partout dans le pays, le mouvement contre la réforme des retraites semble s'essouffler. Les raffineries ont rouvertes, les éboueurs marseillais ont repris le travail et finalement le texte de loi a été adopté par les députés puis les sénateurs.

Toute la France aurait-elle été conquise ? Non ! Les universités résistent encore et toujours à la réforme du gouvernement. La coordination nationale étudiante a d'ailleurs appelé à une grande journée de mobilisation ce jeudi 4 novembre. Petit tour des facs et des mouvements de contestations étudiants :

Nantes

Une assemblée générale a voté mardi le blocus de la faculté de Lettres et de Sciences Humaines a-t-on appris dans un communiqué du Syndicat des étudiants nantais (SEN).

L'assemblée générale de mardi 2 a rempli un amphithéâtre de 800 personnes à la faculté de droit, a déclaré à l'AFP le président du SEN, Aurélien Chauvet, ce qui en fait l'AG la plus nombreuse depuis le début du mouvement sur les retraites. Une nouvelle assemblée générale est prévue lundi.

Saint-Etienne

Mardi 2 novembre après-midi, 300 des 7 000 étudiants rattachés au site Tréfilerie ont voté le blocage et l'occupation de l'université Jean-Monnet : "Nous allons occuper le site jour et nuit pour empêcher la fermeture administrative que va décréter la direction de l'université", avait assuré Dimitri Paraskevaïdis, représentant de l'Union des étudiants communistes (UEC).

Le président de l'université, Khaled Bouabdallah, a finalement demandé l'intervention des forces de l'ordre mercredi matin à 7h00. La police a donc procédé "sans heurts" à l'évacuation d'une trentaine de jeunes qui bloquaient l'entrée et les cours ont pu reprendre.

Le Mans

Mardi 2, près de 300 étudiants sur les 400 présents à l'assemblée générale ont voté la reprise du blocage de l'université du Mans destiné à préparer la journée d'action de jeudi, à l'appel de la coordination nationale étudiante, jour de la rentrée des lycéens. Au moment où les étudiants du Mans votaient la reprise du blocage, les étudiants de l'université de Caen votaient le déblocage de son principal campus bloqué depuis un mois.

La Rochelle

Les cours ont été annulés dans les deux plus grosses facultés rochelaises mardi matin, à savoir les sciences et les lettres et sciences humaines. En effet le Mouvement Etudiant Rochelais (MER) à bloqué de nouveau l'accès aux bâtiments, pour protester contre la réforme des retraite.

Dans son communiqué, le MER annonce donc en liens avec l'appel de la coordination nationale étudiante, le blocage de l'université de La Rochelle, ce jeudi 4 novembre et invite les étudiants a se réunir à 7h devant le techno-forum. Une assemblée générale aura également lieu dans la journée.

Toulouse

Les étudiants de l'Université Toulouse 2 - Le Mirail ont décidé d'une action de blocage jeudi matin contre la réforme des retraites. Après les syndicalistes, les étudiants vont donc bloquer une nouvelle fois l'accès à l'aéroport de Toulouse Blagnac.

Réunis en Assemblée général à l'université, les étudiants de sciences humaines, ont voté oui à la grève contre la loi sur les retraites. Ils se sont également massivement prononcés pour la participation à une manifestation, jeudi après-midi au départ de Saint-Cyprien. Pour l'heure, aucune opération de blocage de l'université n'a été approuvée.

Grenoble

Les militants, qui bloquaient depuis mercredi matin l'Institut d'études politiques de Grenoble, ont libéré les accès de l'IEP à la mi-journée. Pendant ce temps, une assemblée générale réunissant 600 étudiants a voté le blocage partiel jeudi matin des universités Grenoble II et Grenoble III pour permettre aux étudiants de mener une action commune avec les lycéens à Grenoble.

"Il a été décidé à la majorité de bloquer partiellement les universités en laissant passer les personnes qui préparent le Capes et le personnel administratif", a précisé à l'AFP un membre de l'UNEF.

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