Qu’ils soient indécis, mécontents ou retardataires, certains lycéens ne savent pas encore ce qu’ils feront à la rentrée prochaine. Pourtant, deux solutions sont encore envisageables.

Alors que les résultats du baccalauréat 2018 sont tombés, plus de 135 000 jeunes n'ont toujours pas reçu de proposition d'admission sur Parcoursup (chiffre au 10 juillet 2018). Qu'ils soient déjà refusés ou encore en attente à deux mois de la rentrée universitaire, rien n’est perdu. Deux solutions s’offrent à tous ceux qui souhaitent à tout prix intégrer une formation en septembre : s’inscrire à la procédure complémentaire de Parcoursup ou envoyer sa candidature aux écoles qui ont leur propre mode de recrutement.

La procédure complémentaire : 6 000 formations disponibles

Depuis le 26 juin, Parcoursup est entrée dans sa cinquième et dernière phase d’admission. Comme lors de la procédure initiale, les lycéens doivent formuler leurs vœux dans les formations qu’ils souhaitent en fonction des places restantes.

Les formations proposées 

A l’ouverture de la plateforme, le 22 janvier dernier, plus de 13 000 formations étaient proposées aux lycéens. Aujourd’hui, 6 000 d’entre elles sont encore accessibles sur la plateforme d’admission post-bac.

Plus de la moitié de ces formations sont d’ailleurs des BTS (bac +2), notamment en comptabilité-gestion (195 formations), en management hôtellerie-restauration (84) ou encore en technico-commercial (83) et en tourisme (60).

Outre les BTS, les lycéens peuvent intégrer les licences. Plus de 1 100 formations sont encore disponibles, y compris dans les filières en tension comme la Paces (13 formations), les Staps (4), la psycho (6) et surtout le droit (85).

En DUT et CPGE (classes préparatoires aux grandes écoles), les places sont plus chères mais elles restent accessibles. Tout comme les mentions complémentaires, censées préparer les élèves avant qu’ils intègrent la formation visée.

Les plus

L’un des principaux avantages de la procédure complémentaire est sa durée. Au total, elle restera ouverte trois mois, jusqu’au 21 septembre prochain. Les lycéens pourront voir en temps réel l’avancée de leurs candidatures, comme lors de la phase initiale. Ils auront seulement trois jours pour valider ou refuser leur vœu. Avec toutes les formations encore disponibles, les élèves ont encore une large possibilité de choisir ce qu’ils envisagent de faire à la rentrée. 

Les moins

Néanmoins, les élèves ne pourront sélectionner que dix formations. Ils devront ensuite attendre environ une semaine pour espérer recevoir une réponse positive des établissements. Mais attention à la fermeture administrative des écoles. Certains élèves ne recevront pas de réponse avant mi-août, ce qui laisse peu de temps pour préparer sa rentrée.

La plateforme alerte les lycéens sur le délai de réponse. © Capture d'écran Parcoursup La plateforme alerte les lycéens sur le délai de réponse. © Capture d'écran Parcoursup

Autre contrainte : la procédure n’est pas ouverte à tous. Ceux qui sont encore en attente sur Parcoursup ne peuvent pas opter pour de nouveaux vœux. Enfin, les lycéens devront certainement revoir leurs critères de sélection à la baisse notamment en termes de zone géographique. 

Les écoles hors-Parcoursup : jusqu’à fin juillet, dernier délai

En parallèle de Parcoursup, certaines écoles ont fait le choix de conserver leur propre mode de recrutement. Un avantage pour les lycéens qui peuvent s’inscrir directement dans la formation qu’ils souhaitent intégrer.

Les formations proposées

A l’inverse de Parcoursup, la diversité des formations est plus restreinte. La plupart des établissements proposent des bachelors (bac +3) ou des BTS (bac +2). Certaines écoles de commerce poursuivent aussi leur recrutement pour la rentrée tout le mois de juillet. Enfin, les écoles spécialisées en immobilier, santé ou en communication sont également accessibles.

Les plus

Contrairement à Parcoursup, tous les bacheliers peuvent candidater à ces écoles. Il suffit simplement de se rendre sur le site de l’établissement et de remplir le dossier d’inscription.

De plus, certaines formations proposent des rentrées à partir de février 2019. C’est notamment le cas des Ifsi (instituts de formation en soins infirmiers) et des écoles de communications comme l’ECS. Ces rentrées décalées permettent de poursuivre son cursus sans perdre une année complète d’études.

Les moins

Pour autant, ces écoles ne restent pas moins sélectives. La plupart d’entre elles examinent les dossiers des élèves et font également passer un entretien avant de valider l’inscription. Les écoles de commerce ainsi que plusieurs écoles de communication (Efap, Iscom) font même passer des concours à leurs futurs étudiants. Pour les écoles de commerce, trois concours sont encore accessibles (Pass, Team et Link) jusqu’à juillet voire septembre.

Pour postuler à ces écoles, mieux vaut d’ailleurs s’y prendre dès maintenant. La majorité d’entre elles clôturent leurs inscriptions d’ici fin juillet.