Le ministre de l’éducation nationale a donné plusieurs précisions sur la réforme du baccalauréat, notamment sur les épreuves à valider en terminale.

On en sait (enfin) plus sur la réforme du baccalauréat. Interrogé, hier, par France Inter, Jean-Michel Blanquer est revenu sur le projet de réforme du baccalauréat 2021. « Ce qui est certain, c’est que l’ossature est de quatre épreuves terminales et le reste en contrôle continu », a-t-il confirmé, tout en précisant que l’ensemble de la réforme sera annoncé officiellement « le 14 février en conseil des ministres ».

L’incontournable épreuve de philo

Le nouveau baccalauréat sera donc divisé en deux : d’un côté, les épreuves évaluées en fin d’année et de l’autre, les matières évaluées en contrôle continu. Ce contrôle pourrait compter pour 40 % de la note finale : « c’est une proposition très intéressante, qui remporte mon adhésion », a déclaré le ministre.

Parmi ces quatre épreuves finales, les lycéens auront « probablement le choix de deux disciplines » et de « deux autres épreuves communes à tout le monde ». En effet, la réforme pourrait mettre fin aux filières S, ES et L. A la place, les premières et terminales devront choisir deux épreuves majeures, en fonction de dix combinaison proposées (SES/Histoire-géo, Maths/Informatique, Lettres/Langues…). 

A cela s’ajoutent les matières du tronc commun, certainement composé de philo, histoire-géo, LV1, LV2 et EPS. Deux d’entre elles seront évaluées à la fin de l’année. « L’une, sans doute, la philosophie », a précisé le ministre, car, selon lui, cette épreuve fait partie de « la grande tradition française, qu’on n’a pas envie de fragiliser ».

Le grand oral : l’épreuve phare 

En plus de ces quatre épreuves écrites, les élèves de terminale pourraient également passer un grand oral. Cette compétence est une priorité pour le ministre. « On va valoriser l’oral », car elle est « largement insuffisante aujourd’hui dans notre pays ». L’examen doit évoluer de manière à préparer les lycéens à leur avenir.

Cette épreuve orale fait face à de nombreuses critiques notamment en matière de risques de discriminations envers les lycéens de milieu défavorisé. Ce à quoi Jean-Michel Blanquer a répondu qu’il « y a une part de vérité » mais qu’il « faut éviter les clichés teintés de mépris social ». D’après lui, « on ne va pas accentuer les inégalités sociales mais au contraire, les compenser parce qu’on va préparer tous les élèves ».